20. La constante cosmologique
- Par Joanne Baker
Pages 80 à 83
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- Baker, J.
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Einstein pensait que nous vivions dans un univers stationnaire plutôt qu’issu d’un Big Bang. En essayant de transcrire cette situation en équations, il rencontra une difficulté : s’il n’y avait que la gravitation, tout dans l’Univers devrait finir par s’effondrer en un point, par exemple un trou noir. Il était évident que l’Univers ne se comportait pas ainsi et Einstein rajouta un terme pour compenser la gravitation, une sorte de facteur « anti-gravitationnel ». Cette introduction n’était faite que pour rendre correctes les équations et pas parce qu’il avait rencontré une telle force. Mais cette formulation posa immédiatement des problèmes.
De même qu’une gravitation sans entrave aurait dû provoquer un effondrement, s’il existait une force compensant la gravité, elle devrait pouvoir croître jusqu’à mettre en pièces des régions de l’Univers dont la cohésion ne serait pas assurée par un champ gravitationnel suffisant. Plutôt qu’autoriser un tel déchiquetage de l’Univers, Einstein préféra laisser de côté le second terme répulsif et admit s’être trompé en l’introduisant. D’autres physiciens préféraient aussi l’exclure et il fut relégué aux oubliettes. Du moins est-ce ce qu’ils croyaient. Le terme n’avait pas disparu : il figurait toujours dans les équations de la Relativité mais sa valeur, la constante cosmologique, était fixée à zéro.«Il faut cependant insister sur le fait que nos calculs fournissent une courbure positive de l’espace, même sans introduire de terme supplémentaire – la constante cosmologique…
Date de mise en ligne : 25/07/2023
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