43. La décohérence quantique
- Par Joanne Baker
Pages 172 à 175
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- BAKER, Joanne,
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- Baker, J.
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Dans le monde quantique, tout reste incertain. Les particules et les ondes ne se distinguent pas. Les fonctions d’onde s’effondrent quand nous mesurons quelque chose. Dans le monde classique, tout semble plus robuste. Un grain de poussière reste un grain de poussière d’un jour à l’autre.
Où se situe la frontière entre le monde quantique et le monde classique ? Louis de Broglie a associé une longueur d’onde caractéristique à chaque objet de l’Univers. Les gros objets, par exemple un ballon de football, ont de petites longueurs d’onde par rapport à leur taille, et ils se comportent comme des particules. Les objets minuscules, tels les électrons, ont des longueurs d’onde proches de leur taille, et leurs propriétés ondulatoires apparaissent.
Dans l’interprétation de Copenhague de la mécanique quantique, Niels Bohr a imaginé que les fonctions d’onde s’effondrent dès que l’on fait une mesure. Certaines probabilités inhérentes sont perdues quand nous reconnaissons une caractéristique avec certitude. Et c’est irréversible. Mais que se passe-t-il quand une fonction d’onde s’effondre ou quand nous faisons une mesure ? Comment des incertitudes deviennent-elles des résultats avérés ?
Hugh Everett leva la difficulté en proposant le concept de mondes multiples en 1957. Il postula que l’Univers tout entier a une fonction d’onde, qui évolue mais ne s’effondre jamais. Une mesure est une interaction ou intrication entre des systèmes quantiques, ce qui fait apparaître un nouvel Univers…
Date de mise en ligne : 28/08/2023
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