39. Les extinctions de masse
- Par Paul Parsons
- et Gail Dixon
Pages 156 à 159
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- PARSONS, Paul
- et DIXON, Gail,
- Parsons, Paul.
- et al.
- Parsons, P.
- et Dixon, G.
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- et DIXON, Gail,
On appelle extinction de masse un chamboulement des espèces vivantes en un temps relativement court : quelques millions d’années tout au plus, ce qui est peu à l’échelle des 4,5 milliards d’années de l’histoire de la Terre. On recense cinq grandes extinctions, chacune marquant la transition entre deux périodes géologiques. Impacts d’astéroïdes, glaciations et éruptions volcaniques sont évoqués pour les expliquer.
Ces événements catastrophiques ont laissé leur marque dans les roches terrestres. Ainsi le recensement des fossiles, débuté au xviie siècle, n’a pas tardé à dérouter les savants en mettant en évidence des transitions dans les couches sédimentaires, où un grand nombre de créatures disparaissaient. L’anatomiste Georges Cuvier (voir encadré page 158) interpréta ces transitions comme indiquant des « révolutions », au cours desquelles ces espèces avaient été remplacées. Les études se sont affinées grâce à la découverte de fossiles de plus en plus nombreux, notamment ceux de « terribles lézards » ou dinosaures – nom proposé par le paléontologue Richard Owen – au début du xixe siècle.
Les fossiles les plus anciens, incrustés dans les couches les plus profondes de la pile sédimentaire, nous renseignent sur les premières formes de vie. Plus proches du haut de la pile, on trouve ceux des oiseaux et des mammifères. Dater les roches a permis de préciser à quels moments de l’histoire de la Terre les extinctions de masse sont survenues. C’est ainsi que le moment charnière de la disparition des dinosaures correspond à la frontière entre les période…
Date de mise en ligne : 31/07/2023
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