10. Explosions d’étoiles et leurs singuliers résidus
- Par Alain Omont
Pages 161 à 181
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- Omont, A.
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À première vue, le monde des étoiles semble immuable. Cela a frappé toutes les civilisations au regard de l’éphémère de nos existences ici-bas et au mouvement erratique des planètes. Nuit après nuit, le réseau des constellations se reproduit à l’identique et l’éclat de leurs étoiles reste le même. Pourtant l’observation attentive, précise et régulière du ciel révèle que certains rares astres stellaires échappent à cette règle. Des classes entières d’étoiles sont variables et voient leur éclat se modifier fortement de façon régulière et cyclique sur des périodes allant de quelques jours à quelques années. Plus spectaculairement, de temps à autre, de nouvelles étoiles peuvent apparaître et disparaître. La rareté et l’imprévisibilité de tels phénomènes ont toujours été de nature à frapper les esprits dans la mesure où les observations astronomiques étaient suffisamment développées pour permettre de les remarquer.
Parmi ces étoiles nouvelles, traditionnellement appelées « novae » par les astronomes, quelques-unes, extrêmement brillantes et rares, sont spécialement restées dans les annales. Leur éclat surpassait celui des étoiles et des planètes les plus brillantes de sorte qu’elles étaient visibles en plein jour. Mais leur luminosité a décru sur des périodes de quelques mois, avant qu’elles finissent par disparaître complètement. Cependant de tels phénomènes restent extrêmement rares. Seuls deux événements de ce type, qu’on appelle maintenant « supernova », ont été observés dans la Voie lactée depuis les débuts de l’astronomie moderne, en 1572 (par Tycho Brahé) et en 1604 (par Kepler) ; mais on sait qu…
Date de mise en ligne : 01/06/2022