Chapitre XIII. L’homme évolue-t-il encore ?
Pages 215 à 224
Citer ce chapitre
- SABLONNIÈRE, Bernard,
- Sablonnière, Bernard.
- Sablonnière, B.
- B. Sablonnière
https://doi.org/10.3917/oj.sablo.2020.01.0215
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- Sablonnière, B.
- B. Sablonnière
- Sablonnière, Bernard.
- SABLONNIÈRE, Bernard,
https://doi.org/10.3917/oj.sablo.2020.01.0215
L’homme continue d’évoluer, mais quand pourra-t-on entrevoir l’effet de la sélection de nouveaux variants génétiques ? Trois facteurs interviennent : le hasard, le métissage et la sélection naturelle. Pour le hasard, de nouvelles mutations apparaissent toujours, statistiquement plus nombreuses qu’au paléolithique puisque nous serons bientôt 8 milliards sur terre. Il y a donc un nombre accru de mutations, mais une moindre probabilité qu’elles se fixent actuellement dans la population, car nous ne sommes plus isolés, et la dilution rapide de ces nouvelles mutations devrait réduire leur effet sélectif. Ainsi, la plupart des nouveau-nés viennent au monde avec une centaine de mutations absentes du génome de leurs parents, mais la grande majorité d’entre elles n’apportent pas d’avantage décisif sur la survie et n’ont aucune raison d’être sélectionnées par l’évolution, et par conséquent d’être transmises à long terme sur des centaines de générations. Le brassage et le métissage sont essentiels, car la mobilité humaine est devenue planétaire, sauf dans quelques pays d’Afrique, d’Amérique du Sud ou d’Indonésie où des ethnies isolées persistent. Ce brassage favorise la combinaison de variants multiples et l’apparition de nouvelles différences de notre phénotype.
Enfin la sélection naturelle a nettement changé depuis 300 000 ans et ne dépend plus du climat, de l’alimentation et des maladies, mais dépend de facteurs culturels, des conditions démographiques et de l’effet de la sédentarisation et des nouvelles technologies…
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