Chapitre 25. Alimentation et émotions
Pages 179 à 184
Citer ce chapitre
- BRENNSTUHL, Marie-Jo,
- Brennstuhl, Marie-Jo.
- Brennstuhl, M.-J.
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- Brennstuhl, M.-J.
- Brennstuhl, Marie-Jo.
- BRENNSTUHL, Marie-Jo,
Il est important de comprendre ici ce qui sous-tend les mécanismes alimentaires et notamment la régulation physiologique et psychologique des comportements et de la faim. En effet, nous savons que nos émotions, notre environnement, les événements du quotidien, nos pensées, nos croyances, nos connaissances, vont avoir un impact sur notre gestion alimentaire, de la même manière que la sensation de faim, notre horloge biologique ou nos signaux corporels.
La leptine et la ghréline vont intervenir en opposition dans la régulation de la faim. Si la leptine (secrétée par le tissu adipeux) va actionner la sensation de satiété, la ghréline (provenant de l’estomac) va actionner le levier de faim (figure 25.1).
La sensation de faim est donc en partie modulée par la leptine et la ghréline à travers notre système digestif. Pourtant, nous l’avons vu tout au long de cet ouvrage, l’homéostasie de notre organisme dépend de bien des variables.Si, biologiquement, notre faim est un mécanisme de survie qui nous vient du plus ancien de nos cerveaux (le cerveau reptilien), le cerveau des émotions (le cerveau limbique) et le cerveau des pensées (le cerveau cortical) interviennent également dans nos choix alimentaires.
En parallèle, les neurotransmetteurs vont également moduler notre comportement alimentaire : la faim est modulée par la dopamine et la noradrénaline, tandis que la satiété elle est modulée par la noradrénaline également et la sérotonine. La production et l’action de ces neurotransmetteurs sont en interdépendance avec notre fonctionnement intestinal et notre microbiote…
Date de mise en ligne : 10/01/2020
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