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Chapitre 8. Des fluides et des forces

Pages 339 à 409

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  • Locqueneux, R.
(2008). Chapitre 8. Des fluides et des forces. Ampère : Encyclopédiste et métaphysicien (p. 339-409). EDP Sciences. https://stm.cairn.info/ampere--9782759803149-page-339?lang=fr.

  • Locqueneux, Robert.
« Chapitre 8. Des fluides et des forces ». Ampère Encyclopédiste et métaphysicien, EDP Sciences, 2008. p.339-409. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/ampere--9782759803149-page-339?lang=fr.

  • LOCQUENEUX, Robert,
2008. Chapitre 8. Des fluides et des forces. In : Ampère Encyclopédiste et métaphysicien. Les Ulis : EDP Sciences. Sciences & Histoire / Sciences & History, p.339-409. URL : https://stm.cairn.info/ampere--9782759803149-page-339?lang=fr.

Notes

  • [1]
    A.-M. Ampère, « Discours d’entrée à l’École centrale de Bourg », in Correspondance du Grand Ampère, loc. cit., p. 108.
  • [2]
    J.-B. Delambre, “Rapport historique sur les progrès des Sciences mathématiques”, in Rapport à l’Empereur…, loc. cit., tome 1, p. 52.
  • [3]
    P.-S. Laplace, Exposition du système du monde, 2 volumes, Paris, an VII (1796) ; édition revue et augmentée, 1835 ; rééditée par Fayard, Paris, 1984 ; p. 196-198.
  • [4]
    R. Fox, “Rise and fall of Laplacian Physics”, Historical Studies in the physical Science, 4, 1975, pp. 89-136; p. 95.
  • [5]
    Newton, Optique, traduction de M. Coste (1722), Paris, Gauthiers-Villars, 1955 ; Livre III, Questions xxviii-xxx.
  • [6]
    A.-L. Lavoisier et P.-S. Laplace, « Mémoire sur la chaleur », Mémoires de l’Académie des sciences, 1780, pp. 355-408.
  • [7]
    Cf. A.-L. Lavoisier, Traité élémentaire de Chimie, Paris, 1779 (réédition fac similé : Culture et Civilisation, Bruxelles, 1965 ; J. Gabay, Paris, 1992), p. 200-201, 18-19 et 26-27 pour les citations suivantes.
  • [8]
    C. L. Berthollet in Th. Thomson, Système de Chimie, trad. de la 2e édition (1807) par J. Riffault, Mme Bernard, Paris ; 1809, introduction p. 5, 6 et 9.
  • [9]
    P. S. Laplace, « Sur l’action capillaire », Journal de physique, 62, 1806, p. 471, 472, Œuvres complètes, Paris, Gauthiers-Villars, 14 volumes, 18781912 ; tome 14, 233-246.
  • [10]
    J. Dhombres, « La théorie de la capillarité selon Laplace, mathématisation superficielle ou étendue?», Revue d’histoire des sciences, 42, 1989, pp. 43-77.
  • [11]
    P. S. Laplace, Mécanique céleste, in Oeuvres complètes, loc. cit., tome 4, livre X, p. 235-236.
  • [12]
    Ibid., tome 5, livre XII, p. 104.
  • [13]
    C.-L. Berthollet, Essai de Statique Chimique, 1803, Bruxelles, Culture et civilisation, 1968, pp. 1, 2 et 42, pour la citation suivante.
  • [14]
    P. S. Laplace, Exposition du système du monde, loc. cit., Édition de 1835, p. 397-398 pour les trois citations.
  • [15]
    M. Daumas, Arago (1943), Belin, Paris, 1987, p. 13.
  • [16]
    J.-B. Delambre, « Rapport historique sur les progrès des Sciences mathématiques », loc. cit., p. 121.
  • [17]
    Mme de Staël, De l’Allemagne (1813) 2 volumes, Paris, Garnier-Flammarion, 1968.
  • [18]
    G. Cuvier, « Rapport historique sur les progrès des Sciences physiques », in Rapport à l’Empereur…, loc. cit., tome 2, p. 42.
  • [19]
    Correspondance Leibniz-Clarke, présentée par A. Robinet, Paris, PUF, 1957.
  • [20]
    Le lecteur constate aisément que Leibniz donne différents sens au mot « force » : ce peut être le produit du poids du corps par la hauteur, ce que nous nommons un travail, ce peut être la force vive, etc. ; c’est la première fois que nous sommes confrontés aux différents sens que l’on a pu donner à ce mot mais ce n’est pas la dernière dans ce chapitre.
  • [21]
    G. W. Leibniz, Discours de métaphysique, 1686, présentée par H. Lestienne, Paris, Vrin, 6e édition, 1970;§17.
  • [22]
    C’est lors de son séjour à Paris, de mars 1672 à 1676, interrompu par un séjour à Londres les trois premiers mois de 1673, que, sous la direction de Huygens, Leibniz s’initia aux mathématiques modernes et à la mécanique. C’est alors qu’il conçut le calcul différentiel et sa symbolique opératoire qui sont à l’origine des travaux d’analyse des Bernoulli, d’Euler et d’autres au XVIIIe siècle.
  • [23]
    Correspondance Leibniz-Clarke, loc. cit., lettre de Leibniz à Conti du 6 décembre 1715.
  • [24]
    G. W. Leibniz, La monadologie, 1714, présentée par E. Boutroux, Paris, Delagrave, 11e édition, 1920 ; §§ 7, 29, pour les passages cités.
  • [25]
    Ainsi Leibniz a-t-il besoin de Dieu, il est le garant de l’harmonie préétablie qui fait marcher d’un même pas les choses de la nature et notre pensée ; cependant sa monodologie fournira des armes aux matérialistes du siècles des Lumières. La pensée matérialiste, qui s’affirme alors, fait de la pensée une production de la matière. Elle trouve ses matériaux dans la philosophie naturelle de Newton : en faisant de l’attraction une propriété de la matière. Cette propriété peut ne pas être la seule, pourquoi la matière n’aurait-elle pas une sensibilité générale qui comblerait le fossé que Descartes a institué entre la pensée et la matière ? Elle prend aussi ses matériaux dans « l’entendement humain » de Locke dont elle retient l’empirisme, ou chez Leibniz, non sans en déformer la pensée, puisque la monade lei-bnizienne : élément de substance, simple, inétendu, indivisible, désirant et sensible, devient la molécule matérielle vitale, organisme reflet du tout associé à d’autres organismes en des organismes plus vastes. L’univers est un organisme réalisé, parmi les organismes possibles, selon une harmonie préétablie ; la matière porte en elle un principe de mouvement inspiré de la force vive de Leibniz. Le matérialisme est vitaliste : un organicisme est substitué aux mécanismes cartésiens. Au contraire des théories dynamistes, les théories mécanis-tes deviennent insuffisantes pour expliquer le vivant, la physiologie, la médecine substituent leurs grilles interprétatives du réel à celles de la physique du siècle précédent. Pour Diderot, d’Alembert ne peut plus penser le vivant qui trouble son sommeil.
  • [26]
    Le positivisme affirmera, à la suite de Kant, le caractère phénoménal de l’objet scientifique et fixera comme but à la science la découverte des relations entre les faits par l’observation et le raisonnement. Il rejette l’a priori kantien, et prend en compte le caractère historique de l’élaboration et de l’évolution des concepts scientifiques. Le positivisme veut ne s’en tenir qu’aux faits et s’interdit l’usage des représentations mentales qui dépassent l’expérience, bannissant toute hypothèse sur la structure de la matière, de la lumière et de la chaleur ; il peut, au plus, accorder un intérêt heuristique à de telles représentations, quand il ne les combat pas.
  • [27]
    En mécanique analytique, par exemple, les équations d’évolution peuvent être considérées comme des transcriptions, dans le langage des mathématiques, d’un rapport spatio-temporel de contiguïté ou de succession immédiate : le problème de la causalité est alors évacué de la mécanique analytique, donc de tous les domaines de la physique dont la formalisation analytique est acquise.
  • [28]
    E. Kant, Premiers principes métaphysiques de la science de la nature, 1786, traduction et notice de F. De Gandt, in Œuvres philosophiques, tome 2, publiées par F. Alquié, Paris, Gallimard, la Pléiade, 1985 ; §iv, pp. 521, 533, 534, 551, 554, pour les passages cités.
  • [29]
    F. De Gandt, notice des Premiers principes métaphysiques de la science de la nature in Kant, Œuvres philosophiques, op, cit., tome 2, pp. 349-362.
  • [30]
    J. Wilm, article « Schelling » in Ad. Franck éditeur, Dictionnaire des sciences philosophiques, 2e édition, Paris, Hachette, 1875.
  • [31]
    H. C. Oersted, « Considérations sur les lois chimiques de la nature fondées sur les nouvelles découvertes », Journal de Physique, de Chimie et d’Histoire naturelle, 76, 1813, p.233-237 ; p. 233.
  • [32]
    H. C. Oersted, « Recherches sur l’identité des forces chimiques et électriques », traduction de M. de Serres, Dentu, Paris, 1814 ; Extrait de l’ouvrage par J. C. Delamétherie in « Des forces électriques considérées comme des forces chimiques », Journal de Physique de Chimie et d’Histoire naturelle, 68,1814, p. 338-374.
  • [33]
    A. Cunningham and N. Jardine, ed. Romanticism and the Sciences, Cambridge University Press, Cambridge, 1990.
  • [34]
    H. C. Oersted, « Sur la propagation de l’électricité », Journal de Physique de Chimie et d’Histoire naturelle, 62, 1806, p. 369-375 ; p. 371.
  • [35]
    H. C. Oersted, « Expériences sur un effet que le courant de la pile excite dans l’aiguille aimantée », Journal de Physique, de Chimie et d’Histoire naturelle, 91, 1820, p. 72-80; « Expériences sur l’effet du conflict électrique sur l’aiguille aimantée », Annales de Chimie et de Physique, 14, 1820, p. 417-425; « Considérations sur l’électro-magnétisme », Journal de Physique, de Chimie et d’Histoire naturelle, 93, 1821, p. 161-180.
  • [36]
    Humphry Davy naquit en 1778 dans une famille aux revenus fort modestes. Il pratiqua plus assidument l’école buissonière que l’école de sa petite ville natale ; ce qui, si l’on en croit Cuvier, le préserva de l’abêtissement. Autodidacte, le jeune Davy devint poète romantique et s’initia seul à la philosophie : Locke, Berkeley, Hume, Hartley, Thomas Reid, Condorcet et d’autres. À 16 ans, il perdit son père ; pour améliorer ses maigres revenus, sa mère tint une pension de famille ; le jeune Davy fut mis en apprentissage chez un apothicaire-chirurgien, il y fut en quelque sorte apprenti chimiste. À partir de 1797, il commença l’étude livresque de la chimie : le Dictionnaire de chimie de Nicholson et le Traité élémentaire de chimie de Lavoisier devinrent ses lectures ordinaires. Il eut la chance de rencontrer le frère de James Watt qui logea un hiver dans sa famille ; celui-ci lui fit connaître l’Institution pneumatique, un établissement scientifique fondé par un professeur de chimie d’Oxford qui avait été amené à quitter sa chaire pour ses opinions politiques ; Davy est engagé sur présentation d’un mémoire. Cinq ans plus tard, en mai 1801, il est engagé à l’Institution royale de Londres, laquelle avait été fondée par le comte Rumford « pour répandre dans les classes supérieures de la société les découvertes utiles des sciences ». Le succès des cours de Davy autant que l’abondance de ses travaux de recherche explique une carrière prestigieuse : il est nommé membre de la Royal Society en 1803, et en devint le secrétaire en 1806, il a alors vingt-huit ans.
  • [37]
    Sir Humphry Davy, Les derniers jours d’un philosophe, 1829, trad. par C. Flammarion, Paris, Didier et Cie, 1869, pp. 45, 46 et 318, pour les passages cités.
  • [38]
    H. Davy, Essai sur la chaleur, la lumière et les combinaisons de la lumière, Contributions to physical and medical knowledge principally from the west England, collected by Thomas Beddoes, 1799, réimprimé dans l’édition qu’a donnée le Dr Davy des Œuvres de son frère (volume 2) parue à Londres en 1836.
  • [39]
    H. Davy, Eléments de philosophie chimique, trad. J. B. Van Mons, Paris, Amsterdam, J. E. G. Du Four, 1813 ; pp. 28, 211 et 255 pour les passages cités.
  • [40]
    B. Maitte, « Haüy et la cristallographie », L’École normale de l’an III, Leçons de physique, de chimie, d’histoire naturelle, Paris, Éditions rue d’Ulm, 2006, pp. 18-22.
  • [41]
    R.J. Haüy est né la même année que Lavoisier, en 1743 ; il fut initié à la physique par Brisson, s’intéressa à la minéralogie dès 1780 et fit carrière à l’Académie des sciences dès 1783. Il devint l’adjoint de Condorcet, le secrétaire perpétuel un an avant la dissolution de l’Académie en 1793. Prêtre réfractaire, il fut emprisonné en août 1792 ; Borda, contacté par Geoffry Saint-Hilaire obtint son élargissement peu avant les massacres de septembre. Membre de la commission chargée du système métrique, avec Borda, il essaya en vain d’obtenir une libération provisoire de Lavoisier qui l’eut sauvé de la guillotine. Haüy sera chargé du cours de physique à l’École normale de L’an III. (Nicole Hulin, « René-Just Haüy, 1743-1822 », L’École normale de l’an III, loc. cit., pp. 15-18).
  • [42]
    J.-B. Romé de l’Isle, La cristallographie ou description des formes propres à tous les corps du règne minéral, Paris, Imprimerie de Monsieur, 1783.
  • [43]
    B. Maitte, « Haüy et la cristallographie », loc. cit., p. 20.
  • [44]
    R.-J. Haüy, Exposition abrégée de la théorie sur la structure des cristaux, Paris, Imprimerie du cercle social, 1792.
  • [45]
    R. Descartes, Dioptrique, Leyde, 1637, in Œuvres, publiées par Adam et Tannery, Paris, Vrin, 1996 ; tome 6, pp. 83 et 91, pour les passages cités.
  • [46]
    Les citations de Fermat sont empruntées à René Dugas, Histoire de la mécanique, 1950, réimpression Paris, Jacques Gabay, 1996 ; pp. 244-249 et à Bernard Maitte, La lumière, Paris, Seuil, 1981 ; pp. 85-87.
  • [47]
    Œuvres de Fermat, éditées par Charles Henry et Paul Tannery, 4 volumes, Paris, Gauthier-Villars, 1891-1912, volume supplémentaire édité par Cornelis de Waard, Paris, 1922 ; tome 1 et 3.
  • [48]
    C. Huygens, Traité de la lumière, Leyde, 1690, réimpression Bruxelles, Culture et civilisation, 1967 ; pp. 3, 36, 61, 62 pour les passages cités.
  • [49]
    Un rhomboèdre est un parallélépipède dont les six faces sont des losanges.
  • [50]
    Poggendorff, Histoire de la physique, traduction de Bibart et de la Quesnerie, 1883, réimpression, Paris, Jacques Gabay, 1993 ; p. 397.
  • [51]
    I. Newton, Principes mathématiques de la philosophie naturelle, traduction de l’édition de 1726 par Mme du Châtelet, 1756, Paris, Blanchard, 1966, réimpression, Jacques Gabay, 1990 ; tome 1, p. 237.
  • [52]
    Cité par René Dugas, loc. cit., p. 252.
  • [53]
    Maupertuis, « Accord de différentes lois de la nature qui avaient jusqu’ici paru incompatibles », mémoire lu à l’Académie des sciences le 17 avril 1744.
  • [54]
    J. B. Biot, Traité de physique expérimentale et mathématique, Paris, Deterville, 1816, pp. 196-198.
  • [55]
    P.-S. Laplace, Exposition du système du monde, Troisième édition revue et augmentée, Paris, Courcier, 1808, livre iv, chapitre 17, p. 297. Laplace mourra newtonien impénitant ; on retrouve le même texte dans l’édition posthume a été en partie revu et corrigé par l’auteur, avant 1827 : Laplace, Exposition du système du monde, 1835, Paris, Fayard, 1984, livre iv, chapitre 18.
  • [56]
    J. B. Biot, Traité de physique expérimentale et mathématique, loc. cit., p. 192.
  • [57]
    A. Chappert, Malus et son œuvre. La théorie analytique des faisceaux lumineux et l’hypothèse corpusculaire, Paris, Vrin, 1977 ; B. Maitte, La lumière, loc. cit.
  • [58]
    P.-S. Laplace, « Rapport sur un mémoire de Malus », Journal des mines, 24, 1808 ; Œuvres complètes, tome 14, Paris, Gauthier-Villars, 1912, pp. 321-236 ; pp. 322, 323, pour les passages cités.
  • [59]
    P.-S. Laplace, « Mémoire sur les mouvements de la lumière dans les milieux diaphanes », Mémoires de l’Académie des sciences, 10, 1810 ; Œuvres complètes, tome 12, Paris, Gauthier-Villars, 1898, pp. 267-298 ; p. 269.
  • [60]
    J.-B. Biot, Traité de physique expérimentale et mathématique, loc. cit., tome 3, pp. 350-353, pour les passages cités.
  • [61]
    E.L. Malus, Théorie de la double réfraction de la lumière dans les substances cristallisées, Mémoire couronné par l’Institut, dans la séance publique du 2 janvier 1810, Paris, Baudouin, 1810, pp. 126, 127, pour les passages cités.
  • [62]
    P.-S. Laplace, « Mémoire sur les mouvements de la lumière dans les milieux diaphanes », loc. cit., p. 270.
  • [63]
    Ibid., pp. 271, 282, pour les passages cités.
  • [64]
    E. L. Malus, « Théorie de la double réfraction. », loc. cit., p. 303-508 ; pp. 447, 448.
  • [65]
    F. Hauksbee, Expériences physico-méchaniques sur différents sujets et principalement sur la lumière et l’électricité produites par le frottement des corps, traduction par M. de Brémond de l’édition posthume de 1719 avec remarques et notes de Desmarest, 2 volumes, Paris, Vve Cavelier & fils, 1754 ; tome 1, pp. 252, 259 et xxxv pour les passages cités.
  • [66]
    R. Locqueneux, Histoire de la physique, Paris, PUF, 1987;p.78.
  • [67]
    Histoire de l’Académie royale des Sciences pour l’an née 1745, pp. 4-10 ; pp. 5, 6 pour les passages suivants.
  • [68]
    J.-A. Nollet, Leçons de physique expérimentale, 1743-1748, 6 volumes, Paris, Guérin et Delatour, 1764 ; tome 1, préface, p. xxiij.
  • [69]
    J. Torlais, Un physicien au siècle des Lumières, l’abbé Nollet, Elbeuf sur Andelle, Jonas Éditeur, 1987 ; p. 69.
  • [70]
    J.-A. Nollet, Leçons de physique expérimentale, loc. cit., tome 6, pp. 471, 472.
  • [71]
    B. Franklin, Expériences & observations sur l’électricité, traduites par M. d’Alibard, Paris, Durand, 1752 ; p. 5.
  • [72]
    Ibid. ; Avertissement, pp. 13-15.
  • [73]
    A.-H. Aimé-Henri Paulian, L’électricité soumise à un nouvel examen (publiée sans nom d’auteur), Avignon, Vve Girard & F. Seguin, 1768 ; p. 47.
  • [74]
    Aepinus (Franz Ulrich Hoch, dit), Tentamen theoriae electricitatis et magnetismi,Saint-Pétersbourg, 1759; René-Just Haüy, « Exposition de la théorie de l’électricité de M. Aepinus », Mémoires de l’Académie des sciences pour l’année 1787.
  • [75]
    F. Hauksbee, Expériences physico-méchaniques, loc. cit., remarques et notes de Desmarest ; tome 1, p. xxj, xxij, pour les passages cités.
  • [76]
    C.-A. Coulomb, « Principaux mémoires » regroupés par A. Potier, Collection de mémoires relatifs à la physique, 3 volumes, Paris, Société française de physique, 1884 ; tome 1, pp.8, 9, 146 et 251, pour les passages cités.
  • [77]
    Ibid., p. 173, pour les passages suivants.
  • [78]
    M. Brisson, Traité élémentaire ou principes de physique, 3 volumes, Paris, Moutard, 1789 ; tome 3, pp. 286, 287, 317 et 450, pour les passages cités.
  • [79]
    M. Brisson, Dictionnaire de physique, Seconde édition, 3 volumes, Paris, Librairie économique, an VIII.
  • [80]
    J.-L. Lagrange, Mécanique analytique (1788), Paris, Blanchard, 1965, p. i,ii.
  • [81]
    J.-L. Lagrange, « Remarques générales sur le mouvement de plusieurs corps qui s’attirent mutuellement en raison inverse des carrés des distances », Nouveaux mémoires de l’Académie de Berlin, année 1777, (1779), pp. 155-174.
  • [82]
    D.-S Poisson, « Mémoire sur la distribution de l’électricité à la surface des corps conducteurs », Mémoire de l’Institut, 1811 (1812), p. 1-92 ; 1811 (1813) ; p. 163-274.
  • [83]
    D.-S. Poisson, « Mémoire sur la théorie du magnétisme », Mémoire de l’Académie royale des Sciences, 5 (1821-1822), 1826, p. 247-338, 488-533.
  • [84]
    F. Hoeffer, Histoire de la physique et de la chimie, Paris, Hachette, 1872, p. 281.
  • [85]
    R. Locqueneux, loc.cit., p. 81.
  • [86]
    J.-H. Fabre, Les inventeurs et leurs inventions, Delagrave, Paris, 1881, p. 273.
  • [87]
    J.-C. Poggendorff, Histoire de la physique, traduction de E. Bibart et G. de la Quesnery, 1883, réimpression, Paris, Jacques Gabay, 1993 ; p. 539.
  • [88]
    La première pile à colonne imaginée par Voltadès 1794 est construite en superposant successivement un disque de cuivre, un disque de zinc et une rondelle de drap imprégnée d’eau acidulée, après l’empilement d’un certain nombre de ces modules elle se termine par un disque de zinc. Ainsi, le pôle négatif en bas de colonne paraît être sur le disque de cuivre et le pôle positif en haut, sur le disque de zinc. Volta ne se doute pas à l’époque, que l’électricité est produite par l’action chimique de l’eau acidulée sur le zinc. Plus tard, lorsqu’on se rendra compte que le disque de cuivre, soudé au zinc, se charge d’électricité négative uniquement parce qu’il est conducteur et qu’il en est de même du dernier disque de zinc qui recueille l’électricité positive du disque de cuivre soudé à lui, on supprimera les deux disques extrêmes inutiles, et la pile de Volta aura comme aujourd’hui le pôle négatif à l’électrode de zinc et le pôle positif à l’électrode de cuivre (voir par exemple C. Drion et E. Fernet, Traité de physique élémentaire,9e édition, Masson, Paris, 1888 ; p. 449-451)
  • [89]
    C.C. Gillispie, « Chaleur, son, courants électriques.; de l’astronomie à la physique mathématique ». Cahiers de Sciences et Vie, Fresnel,5, 1991, p. 6-20; p. 16.
  • [90]
    J.-B. Dumas, Histoire de l’Académie Royale de Lyon, Giberton et Brun, Lyon, 1839, tome 2, p. 163.
  • [91]
    In Ch. Blondel, Ampère et la création de l’électrodynamique, loc. cit., Annexe II, p. 175,176.
  • [92]
    Ibid., p.175.
  • [93]
    Ainsi les métaphores introduites par Lavoisier pour rendre compte de l’action répulsive du calorique : métaphores du vase rempli de balles de plomb écartées par l’action du sablon ou de l’éponge sèche dans l’eau, ont-elles pu donner à Ampère l’espoir de ramener tous les phénomènes de la nature aux seules forces d’attraction ; mais il y a loin de l’image à sa mathématisation.
  • [94]
    L. de Launay, Le Grand Ampère, loc. cit., p. 94.
  • [95]
    M. Goupil, « Ampère et la chimie physique », Actes du 112e Congrès National des Sociétés Savantes,HistoiredesSciencesetdesTechniques, tome 1, Lyon 1987, p. 103-119 ; B. Bensaude Vincent et I. Stengers Histoire de la chimie, Paris, La découverte, 1992 ; R. Locqueneux, « gaz », in Dictionnaire européen des Lumières, dir. par M. Delon, Paris, PUF, 1997.
  • [96]
    A.-L. Lavoisier, Traité élémentaire de chimie, loc. cit., tome 1, p. 7, 193, 194, pour les passages cités.
  • [97]
    H. Boerhaave, Eléments de chymie, traduit du latin, 6 volumes, Paris, Briasson, 1754 ; tome 1, p. 151.
  • [98]
    A.-L. Lavoisier, Traité élémentaire de Chimie, loc. cit., p. 100, 194, 195, pour les passages cités.
  • [99]
    Ibid., p. xxj.
  • [100]
    Ibid., p. 200-201
  • [101]
    B. Bensaude-Vincent et I. Stengers, Histoire de la chimie, loc. cit., p. 80, 81.
  • [102]
    J.-B. Dumas, Leçons sur la philosophie chimique, Bruxelles, 1839, Paris, Gauthier-Villars, 1878 ; Bruxelles, Culture et Civilisation, 1972, p. 181.
  • [103]
    Ibid., p. 140-141.
  • [104]
    Ibid., p. xiij.
  • [105]
    Cependant il est généralement admis que Lavoisier a défini un premier critère de distinction entre le mélange et la combinaison chimique: Le mélange de deux substances qui ne réagissent pas l’une sur l’autre se fait sans dégagement ni absorption de chaleur. Par contre dès qu’il y a réaction chimique, il y a réchauffement ou refroidissement du système et souvent (dans le cas des combustions) dégagement de lumière or la « combinaison chimique » est le fruit d’une réaction chimique dont le dégagement ou l’absorption de chaleur sont mesurables au calorimètre.
  • [106]
    A.-L. Lavoisier, Traité élémentaire de Chimie, loc. cit., p. 124-125.
  • [107]
    Ibid., p. 116-117.
  • [108]
    P, Duhem, Le mixte et la combinaison chimique, Paris, Gauthier-Villars, 1902 ; Fayard, Paris, 1985; p. 65.
  • [109]
    J.L. Gay-Lussac, « Mémoire sur la combinaison des substances gazeuses les unes avec les autres », Mémoires d’Arcueil, tome 2, Paris, 1809.
  • [110]
    M. Scheidecker, « Les débuts de l’atomisme chimique », L’Actualité chimique, mai-juin 1993, pp. 39-45.
  • [111]
    C. Blondel, Ampère et la création de l’électrody-namique, 1820-1827, Paris, Comités des travaux historiques et scientifiques, 1982, p. 25.
  • [112]
    J.J. Berzelius, Traité de chimie,4e édition allemande, 1838, traduction de B. Valerius, 4 volumes, Bruxelles, Société typographique belge, 1838 ; tome 2, pp. 246-258 ; pp. 249, 250.
  • [113]
    J.-B. Biot, Traité de physique mathématique et expérimentale, loc. cit., pp. xj, xiv, xv, pour les passages cités.

À Lyon et à Bourg, Ampère a, nous l’avons vu, manifesté un vif intérêt pour les sciences physiques ; et, si cet intérêt s’est vite éteint, il le retrouvera, à Paris, quelques années plus tard. Avant d’évoquer les travaux d’Ampère en chimie et en électricité, il nous faut, ici encore, brosser leur décor afin de les inscrire dans les problématiques et les attentes de l’époque.
Les phénomènes dont s’occupent alors la physique et la chimie ne peuvent être interprétés qu’à partir des travaux de Newton et de Lavoisier. Dans son discours d’entrée à l’École centrale, Ampère ne fait que traduire une opinion fort commune :
« … le travail le plus opiniâtre aurait en vain rassemblé tous les matériaux de la physique, s’il ne s’était rencontré des hommes capables de trouver, dans ce labyrinthe de faits sans liaison et sans dépendance mutuelle, le fait unique dont ils n’étaient que des conséquences et qu’on devait regarder comme une des lois de la nature. Stahl et Descartes l’avaient tenté : mais cette gloire était réservée aux Lavoisier et aux Newton. Depuis qu’ils nous ont, pour ainsi dire, ouvert le sanctuaire de la nature, chaque instant a été marqué par les découvertes de leurs disciples et la science a été portée, en peu d’années, à un haut point de perfection ».
Mais il est diverses manières de continuer l’héritage de Newton et de faire fructifier celui de Lavoisier. En France c’est Laplace et Berthollet qui donnent le ton ; dans les universités d’Allemagne et d’Écosse, la « physique romantique » trouve la source de son inspiration chez Leibniz et Kant…


Date de mise en ligne : 01/06/2022