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4. L’interprète et l’architecte

Pages 65 à 78

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  • Karsenti, É.
(2018). 4. L’interprète et l’architecte. Aux sources de la vie (p. 65-78). Flammarion. https://stm.cairn.info/aux-sources-de-la-vie--9782081416970-page-65?lang=fr.

  • Karsenti, Éric.
« 4. L’interprète et l’architecte ». Aux sources de la vie, Flammarion, 2018. p.65-78. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/aux-sources-de-la-vie--9782081416970-page-65?lang=fr.

  • KARSENTI, Éric,
2018. 4. L’interprète et l’architecte. In : Aux sources de la vie. Paris : Flammarion. Sciences, p.65-78. URL : https://stm.cairn.info/aux-sources-de-la-vie--9782081416970-page-65?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Charles Darwin, Voyage d’un naturaliste autour du monde, La Découverte, 1992 [1875].
  • [2]
    Report on the Scientific Results of the Voyage of H.M.S. Challenger During the Years 1873-76, Johnson Reprint Corporation, 1965 [1885].
  • [3]
    Christian Sardet, Plancton : aux origines du vivant, Ulmer, 2013.
  • [4]
    Mathieu Vidard, « Un Atlas des cellules humaines », L’Édito Carré, France Inter, 10 janvier 2018.
  • [5]
    Wolfgang Kühnel, Atlas de poche d’histologie, Lavoisier Médecine-sciences (traduction de la 13e édition allemande par Dominique Duval, 5e édition française complétée et mise à jour), 2015.
  • [6]
    Bruce Alberts et al., Biologie moléculaire de la cellule, Lavoisier (5e éd.), 2011.
  • [7]
    Marie-Neige Cordonnier, « Différentiation cellulaire : la part du hasard mise en évidence », www.pourlascience.fr, janvier 2017.
  • [8]
    François Jacob, La Logique du vivant, Gallimard, 1970.

Vers 1995, alors que je commençais à diriger le département de biologie cellulaire et de biophysique à l’EMBL, à Heidelberg, j’ai exhumé de la bibliothèque familiale une traduction publiée chez Maspero du Voyage du Beagle : le récit du tour du monde que Charles Darwin fit à bord d’un voilier de la Royal Navy, le Beagle, de décembre 1831 à octobre 1836 (le beagle est par ailleurs une race de chien). C’est pendant ce voyage et ensuite grâce à l’étude des échantillons qu’il en ramena qu’il construisit sa théorie de l’évolution, publiée en 1859.
À 22 ans, Darwin était frais émoulu de l’université. Il souffrait toutefois d’un abominable mal de mer chronique, au point de quitter le Beagle à chaque escale ou presque ! Il a bâti sa théorie presque entièrement sur l’observation des organismes terrestres et a très peu observé leurs pendants marins. Bien qu’il se soit aperçu de l’existence de minuscules particules apparemment vivantes dans l’océan, capables de colorer la mer en rouge sur des grandes étendues, il n’a pas creusé plus loin l’observation.Le livre m’avait frappé par le mélange de récit d’aventure et d’observations scientifiques qu’il contenait. Pour moi en tout cas, qui ai toujours navigué, ce livre est une superbe démonstration de l’ouverture d’esprit extraordinaire qu’apportent les voyages maritimes. Du fait de la lenteur du transport, et de l’immersion que génère chaque escale dans l’environnement local, le navigateur appréhende viscéralement, profondément, humainement, sensuellement la superbe diversité du monde…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

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