Chapitre d’ouvrage

12. Les outsiders

Où l’on présente deux derniers types de qubits, ceux au silicium, outsiders qui pourraient bien doubler tous les autres, et les qubits topologiques, très controversés, sorte de pari ultime.

Pages 124 à 134

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  • Bobroff, J.
(2025). 12. Les outsiders Où l’on présente deux derniers types de qubits, ceux au silicium, outsiders qui pourraient bien doubler tous les autres, et les qubits topologiques, très controversés, sorte de pari ultime. Bienvenue dans la nouvelle révolution quantique : Ordinateurs, cryptographie, Internet, spatial : pourquoi le XXIe siècle sera quantique (p. 124-134). Flammarion. https://stm.cairn.info/bienvenue-dans-la-nouvelle-revolution-quantique--9782080469458-page-124?lang=fr.

  • Bobroff, Julien.
« 12. Les outsiders : Où l’on présente deux derniers types de qubits, ceux au silicium, outsiders qui pourraient bien doubler tous les autres, et les qubits topologiques, très controversés, sorte de pari ultime. ». Bienvenue dans la nouvelle révolution quantique Ordinateurs, cryptographie, Internet, spatial : pourquoi le XXIe siècle sera quantique, Flammarion, 2025. p.124-134. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/bienvenue-dans-la-nouvelle-revolution-quantique--9782080469458-page-124?lang=fr.

  • BOBROFF, Julien,
2025. 12. Les outsiders Où l’on présente deux derniers types de qubits, ceux au silicium, outsiders qui pourraient bien doubler tous les autres, et les qubits topologiques, très controversés, sorte de pari ultime. In : Bienvenue dans la nouvelle révolution quantique Ordinateurs, cryptographie, Internet, spatial : pourquoi le XXIe siècle sera quantique. Paris : Flammarion. Champs, p.124-134. URL : https://stm.cairn.info/bienvenue-dans-la-nouvelle-revolution-quantique--9782080469458-page-124?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Le même symptôme affecte les qubits supraconducteurs, eux aussi gravés dans des couches métalliques, et forcément jamais parfaitement identiques entre eux. En revanche, les qubits utilisant les ions, les atomes ou les photons en sont exempts, puisque, par essence, ils sont tous parfaitement identiques.

Avez-vous déjà entendu le nom de Jack Kilby ? Cet Américain originaire du Missouri n’a rien du physicien génial. Il n’a découvert aucun concept fondamental et n’a même jamais contribué à la physique quantique. Il n’a pas le charisme d’un Niels Bohr ou la renommée d’un Einstein. Pourtant, cet ingénieur est responsable de la plus grande révolution technologique du xxe siècle.
En 1958, Kilby est embauché chez Texas Instruments. Jeune recruté, il n’a pas droit aux mêmes vacances que ses collègues, de sorte que, l’été venu, il se retrouve à peu près seul dans le grand bâtiment de la firme. Le voilà qui se met à réfléchir en toute liberté à sa mission, rendre les circuits électroniques moins coûteux à fabriquer. À cette époque, les composants informatiques contiennent des tas d’éléments, résistances, capacités, bobines, transistors, tous faits de matériaux différents et soudés les uns aux autres « à l’ancienne ». Kilby a soudain une idée. Pourquoi ne pas tout concevoir à partir d’un seul et même bloc de silicium ? Un peu comme si, plutôt que d’assembler tous les meubles d’une cuisine, on la sculptait entièrement à partir d’un seul et unique monolithe.
Bien sûr, Kilby le sait mieux que quiconque, le silicium n’est vraiment bien adapté qu’aux transistors. Ce serait folie que de chercher à concevoir les autres composants à partir de cette matière, d’autant que le substrat coûte cher. Mais c’est l’été, Kilby est seul, il n’y a personne pour le raisonner, alors il se met à gribouiller croquis sur croquis…


Date de mise en ligne : 06/11/2025

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