III. La cosmologie, une science bien particulière
Pages 59 à 82
Citer ce chapitre
- UZAN, Jean-Philippe,
- Uzan, Jean-Philippe.
- Uzan, J.-P.
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- Uzan, J.-P.
- Uzan, Jean-Philippe.
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Notes
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[1]
La nouvelle de Robert Louis Stevenson « L’horloger » (Fables, 1895) illustre ces limitations à la perfection (Variations sur un même ciel, la ville brûle, 2012, p. 143).
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[2]
Victor Hugo, « L’univers, c’est un livre », Dieu, 1891.
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[3]
Le fait que, dans le vide, tous les corps tombent de la même façon, indépendamment de leur masse et de leur composition chimique, dans un champ de gravitation extérieur.
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[4]
Prenons un exemple à garder en tête pour la suite. Supposons que nous tirons un nombre au hasard entre 1 et 1 000. La probabilité qu’il soit entre 1 et 10 est 10/1000 = 1 % s’il est réparti de façon uniforme. Cependant, si c’est son logarithme qui est réparti uniformément, elle est de 1/3 = 33 %. La loi de la distribution affecte de façon évidente notre évaluation du fait que sur un unique tirage nous obtenions un nombre entre 1 et 10, et que ce résultat est naturel ou non.
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[5]
Claude Bernard, op. cit.
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[6]
Stephen Hawking et George Ellis, The large scale structure of space-time, Cambridge University Press, 1974, p. 374.
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[7]
Alexandre Astier, L’Exoconférence (2014).
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[8]
TINA (There Is No Alternative) est un argument d’autorité fallacieux, que nous nous refusons d’utiliser. Nous avons besoin de modèles alternatifs et de compétition.
La cosmologie n’est pas une science comme les autres. Elle a des spécificités qu’il nous faut rappeler ensemble sous peine de ne pas bien jauger sa nature et les limites de ses affirmations. Ces spécificités ne sont pour autant en rien des nouveautés ou des singularités.
Notre univers est unique. Pour être plus précis, nous n’observons qu’un seul univers, le nôtre. Nous pouvons toujours supposer l’existence théorique d’autres univers. Mais tant que ces univers autres sont en dehors de notre champ observationnel, nous n’avons aucune prise sur eux, donc aucune façon d’en étudier les propriétés.
Nous ne pouvons pas comparer notre univers à d’autres univers pour savoir s’il est typique ou exceptionnel. Impossible aussi, comme dans une expérience de laboratoire, de changer les conditions initiales ou la valeur des paramètres pour déterminer la façon dont ils affectent son évolution. Nous ne pouvons pas savoir si l’univers et son histoire sont des phénomènes reproductibles ou uniques. Difficile de déterminer si une coïncidence est le fruit du hasard ou si elle reflète un phénomène physique et nécessite d’être expliquée.
Dans ce contexte, le concept de loi physique devient plus subtil. On ne peut pas parler de « lois de l’univers » qui s’appliqueraient à de tels objets. Il est permis d’ailleurs de questionner la nature même de telles lois. Soit elles sont créées avec l’univers et ne peuvent donc expliquer sa création, soit elles lui préexistent et il faut alors définir dans quel espace (abstrait ou concret)…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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