Introduction
Pages 1 à 5
Citer ce chapitre
- LÉVÊQUE, Christian
- et MOUNOLOU, Jean-Claude,
- Lévêque, Christian.
- et al.
- Lévêque, C.
- et Mounolou, J.-C.
Citer ce chapitre
- Lévêque, C.
- et Mounolou, J.-C.
- Lévêque, Christian.
- et al.
- LÉVÊQUE, Christian
- et MOUNOLOU, Jean-Claude,
En moins d’un siècle, notre perception de la Nature et du monde vivant s’est profondément modifiée. On en trouve des témoignages dans les comportements sociaux et dans les manuels d’enseignement.
Dans le monde à population majoritairement rurale du début du xxe siècle, l’important est de survivre. Les prédateurs et les ravageurs des cultures sont encore nombreux et, dans le domaine agricole, les récoltes sont incertaines. L’homme, en Europe ou sous les tropiques (c’est la grande période coloniale), a encore des prédateurs redoutables. Nature et animaux sont souvent perçus comme hostiles. Ainsi, dans les manuels scolaires français, jusqu’au milieu du xxe siècle, les animaux sont classés en « nuisibles » et « utiles ». La destruction des « nuisibles » est un véritable enjeu économique national pour favoriser le développement agricole. « Presque tous les insectes sont nuisibles, il faut leur faire une guerre acharnée » lit-on dans un des manuels scolaires qui cherchent à préparer les enfants à la vie active.
Cette attitude était tout à fait légitime car l’homme subissait dans sa vie quotidienne des nuisances insupportables, notamment dans le domaine agricole (ravageurs des cultures) ou de la santé (malaria par exemple). Dans ce contexte psychologique, il n’est pas surprenant qu’il y ait eu des débordements. Les rapports sociaux par rapport aux rapaces, par exemple, illustrent à la fois une ignorance de la Nature et de son fonctionnement, une psychose vis-à-vis des espèces sauvages, et une exaltation de la suprématie de l’homme sur la Nature…
Date de mise en ligne : 04/10/2023
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
26,99 €