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Les constituants du cannabis ont-ils de potentiels intérêts thérapeutiques ?

Pages 167 à 180

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  • Costentin, J.
  • et Goullé, J.-P.
(2019). Les constituants du cannabis ont-ils de potentiels intérêts thérapeutiques ? Dans
  • P. Mura,
  • J. Goullé
  • et J. Costentin
Cannabis : Ce qu'il faut savoir et faire savoir (p. 167-180). Lavoisier. https://doi.org/10.3917/lav.mura.2019.01.0167.

  • Costentin, Jean.
  • et al.
« Les constituants du cannabis ont-ils de potentiels intérêts thérapeutiques ? ». Cannabis Ce qu'il faut savoir et faire savoir, Lavoisier, 2019. p.167-180. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/cannabis--9782743024826-page-167?lang=fr.

  • COSTENTIN, Jean
  • et GOULLÉ, Jean-Pierre,
2019. Les constituants du cannabis ont-ils de potentiels intérêts thérapeutiques ? In :
  • MURA, Patrick,
  • GOULLÉ, Jean-Pierre
  • et COSTENTIN, Jean,
Cannabis Ce qu'il faut savoir et faire savoir. Cachan : Lavoisier. Hors collection, p.167-180. DOI : 10.3917/lav.mura.2019.01.0167. URL : https://stm.cairn.info/cannabis--9782743024826-page-167?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/lav.mura.2019.01.0167


Le cannabis sativa (chanvre indien) a été retiré de la pharmacopée française il y a plus de 60 ans (1953), en raison de l’absence d’intérêts thérapeutiques manifestes et des craintes déjà perceptibles de son usage toxicomaniaque. Sous des pressions diverses, émanant largement de personnes ayant peu de familiarité avec la pharmacologie, la thérapeutique et la toxicologie, un mouvement d’opinion s’est développé pour le faire réadmettre dans notre pharmacopée nationale, au point qu’un arrêté ministériel, survenant au cœur d’une campagne médiatique, l’y a de nouveau inscrit en 2013. Nous analysons ici, sous l’angle pharmaco-thérapeutique, ce qu’il convient de retenir et de faire connaître des potentialités thérapeutiques du cannabis et de certaines des molécules qu’il recèle.
Il convient de distinguer la plante cannabis sativa elle-même, avec ses feuilles, ses fleurs, ses rameaux (l’ensemble correspondant à la marijuana) ; sa résine (haschisch) ; et sa centaine de constituants. Parmi ceux-ci deux molécules dominent : le tétrahydrocannabinol (THC) de très loin le plus actif, le mieux connu, aux effets addictifs avérés et le cannabidiol (CBD), ayant peu d’effets psychotropes, mais dont quelques propriétés récemment documentées suscitent un intérêt que certains s’appliquent par médias interposés à exalter. Quand l’arrêté ministériel parle de cannabis et de ses dérivés, on s’étonnera qu’il confonde constituants du cannabis et « dérivés du cannabis », comme si une plante avait des dérivés ; le législateur voulait peut-être parler de cultivars …


Date de mise en ligne : 01/06/2022

https://doi.org/10.3917/lav.mura.2019.01.0167

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