Postface de Vincent Jullien, avril 2020
Covid-19, remarques sur un épisode scientifique contemporain
- Par Vincent Jullien
Pages 287 à 297
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- JULLIEN, Vincent,
- Jullien, Vincent.
- Jullien, V.
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- JULLIEN, Vincent,
Notes
- [1]Ndé : sur la diversité de la notion de biodiversité, voir La biodiversité en question. Enjeux philosophiques, éthiques et scientifiques, sous la direction de Elena Casetta & de Julien Delord, Éditions Matériologiques, 2014.
- [2]Alain-Jacques Valleron, « Le rôle de la modélisation en épidémiologie », Comptes rendus de l’Académie des sciences, série III, 323(5), 2000, p. 429-433.
- [3]Voir Valleron, ibid. Ce théorème a été ébauché par Hamer en 1906, modifié et enrichi par Kermack et Mc Kendrick en 1927.
- [4]Groupe de modélisation de l’équipe ETE (CNRS, IRD, Université de Montpellier).
- [5]Source : « Modèle compartimentaux en épidémiologie », Wikipedia.
- [6]« Covid-19 en France : vers quelle évolution de la maladie ? », La Tribune, 16 mars 2020.
- [7]« Une étude allemande revoit à la baisse la mortalité », Le Monde, 11 avril 2020.
La pandémie de Covid-19 est un épisode sanitaire, médical, social, politique, économique et aussi scientifique. Il s’agit donc d’un phénomène pluridimensionnel. Je propose ici quelques remarques et réflexions sur ce dernier aspect de la pandémie et seulement sur celui-là. Sans doute est-il possible d’y réfléchir de façon autonome, c’est-à-dire en respectant les distinctions entre les dimensions qui, toutes ensemble, constituent l’épisode « pandémie de Covid-19 ».
En quoi l’épisode Covid-19 relève-t-il des sciences ? D’abord par la place qu’y occupe l’épidémiologie qui, selon l’Académie européenne des patients, est « la science fondamentale sur laquelle repose la santé publique ». Nous sommes bien en présence d’une science à la fois théorique, conceptuelle, hypothétique mais aussi expérimentale et associée à des activités techniques. Cette science, on y reviendra, est fortement mathématisée, ne serait-ce que par l’expression de ses deux concepts-piliers, la prévalence et l’incidence. Le premier doit mesurer les cas existants d’une maladie donnée dans une population donnée et le second doit mesurer les nouveaux cas advenant dans la même population. Deuxièmement par le rôle de la biologie moléculaire, de la génétique et de la théorie de l’évolution qui toutes interviennent dès qu’il est question d’adaptation de virus à des cellules humaines, de connaissance du génome de l’assaillant et des mutations utiles à sa diffusion comme des phénomènes de résistance des cellules hôtes et de leur organisme…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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