1. Introduction
- Par Michel Fontanille,
- Yves Gnanou
- et Jean-Luc Six
Pages 1 à 11
Citer ce chapitre
- FONTANILLE, Michel,
- GNANOU, Yves
- et SIX, Jean-Luc,
- Fontanille, Michel.,
- et al.
- Fontanille, M.,
- Gnanou, Y.
- et Six, J.-L.
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- Fontanille, M.,
- Gnanou, Y.
- et Six, J.-L.
- Fontanille, Michel.,
- et al.
- FONTANILLE, Michel,
- GNANOU, Yves
- et SIX, Jean-Luc,
Le terme polymère est très ancien puisque, dès 1866, M. Berthelot mentionnait que « le styrolène (aujourd’hui appelé styrène), chauffé à 200°C pendant quelques heures, se transforme en un polymère résineux ». N’était-ce pas le premier polymère synthétique reconnu ? C’est probable mais de nombreuses transformations de polymères naturels étaient déjà reconnues pour leurs apports dans le domaine industriel (en 1833 H. Braconnot décrivait la nitration de la cellulose. En 1839, C. Goodyear découvrait la vulcanisation qui permettait de transformer le caoutchouc naturel collant en un caoutchouc utilisé dans l’industrie pneumatique). Il n’en demeure pas moins que la notion de polymère, dans le sens que nous lui donnons aujourd’hui, a dû attendre les années 1920, avec les travaux de H. Staudinger (prix Nobel 1953), pour être acceptée et ce n’est qu’au cours de la décennie suivante que la théorie « macromoléculaire » a définitivement triomphé de la théorie « micellaire » à laquelle elle était opposée.
Entre-temps, et alors que les polymères naturels avaient depuis toujours été utilisés par l’Homme, les polymères artificiels et synthétiques avaient conquis leur droit de cité ; ils étaient employés comme produits de remplacement de substances rares ou coûteuses (celluloïd pour le remplacement de l’ivoire, soie artificielle…) ou comme nouveaux matériaux présentant des propriétés intéressantes susceptibles d’engendrer de nouvelles applications industrielles (ébonite, bakélite…).
La variété des polymères synthétiques découverts par H…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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