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Chapitre II. La notion d’homéothermie et la thermorégulation

Pages 19 à 32

Citer ce chapitre


  • Besancenot, J.-P.
(2001). Chapitre II. La notion d’homéothermie et la thermorégulation. Climat et santé (p. 19-32). Presses Universitaires de France. https://stm.cairn.info/climat-et-sante--9782130523628-page-19?lang=fr.

  • Besancenot, Jean-Pierre.
« Chapitre II. La notion d’homéothermie et la thermorégulation ». Climat et santé, Presses Universitaires de France, 2001. p.19-32. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/climat-et-sante--9782130523628-page-19?lang=fr.

  • BESANCENOT, Jean-Pierre,
2001. Chapitre II. La notion d’homéothermie et la thermorégulation. In : Climat et santé. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Médecine et société, p.19-32. URL : https://stm.cairn.info/climat-et-sante--9782130523628-page-19?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Les quantités de chaleur seront exprimées en joules (J) et kilojoules (kJ), les flux de chaleur en watts (W), avec les équivalences suivantes : 1 kJ = 0,239 kilocalorie (kcal) ; 1 kcal = 103 calories (cal) = 4,186 kJ = 4186 J ; 1 W=1 J/s = 60 J/mn ; 1 cal/mn = 4.186 J/mn ; 1 kcal/h = 16,67 cal/mn = 4,18 kJ/h = 1,16 W.
  • [2]
    Cf. P. O. Fanger, Thermal Comfort, New York, McGraw-Hill, 1973 ; Y. Houdas, J.-D. Guieu, La fonction thermique, Villeurbanne, simep, 1977 ; M. W. Stanier, L. E. Mount, J. Bligh, Energy Balance and Temperature Regulation, Cambridge Univ. Press, 1984 ; D. Larrouy, L. Ambid, D. Richard, La thermorégulation, Paris, Nathan, 1995.
  • [3]
    On évalue en moyenne à 1,86 m2 la surface développée du corps d’un adulte.
  • [4]
    La diffusion sera expliquée au chapitre V.
  • [5]
    Le débit de sueur varie peu d’un sujet à l’autre. La variabilité ne porte que sur la rapidité de mise en œuvre du réflexe sudoral et sur la répartition des glandes excrétrices. Certains individus, dont les glandes sudoripares sont concentrées sur le front ou sur la paume des mains, donnent l’impression de suer davantage que ceux dont les glandes sont distribuées plus harmonieusement ; mais le débit global est sensiblement le même. De plus, la sudation thermique doit être évaporée : elle ne coule pas et ne se remarque pas. Or le langage courant dit d’un individu qu’il sue lorsque l’on voit la sueur s’écouler. Autrement dit, la sudation est jugée sur la petite fraction qui, n’étant pas évaporée, n’a pas d’efficacité thermolytique.
  • [6]
    L’organisme élimine aussi une partie de sa chaleur intrinsèque au niveau des voies respiratoires. À l’inspiration, l’air passe sur des muqueuses plus chaudes que lui, qui lui font gagner de la chaleur sensible par convection et de la chaleur latente par augmentation de son humidité. À l’inverse, l’air expiré a une température souvent très supérieure à celle de l’air ambiant ; il s’ensuit pour le corps une double déperdition calorique.
  • [7]
    Cf. E. Choisnel, Biométéorologie : étude des échanges thermiques de l’homme en plein air, La météorol., 1976, 6 (5), p. 85-106.
  • [8]
    Cf. O. Ojo, Energy balance climatology of man in Ibadan, in International Geography 1972, Univ. Toronto Press, 1972, 1, p. 172-174 ; A. Auliciems, J. D. Kalma, Human thermal climates of Australia, Austr. Geogr. Stud.. 1981, 19, p. 3-24 ; B. Krawczyk, The structure of the heat balance of the human body at the Polish coast of the Baltic Sea, Z. Meteorol., 1984, 34 (3), p. 175-183.
  • [9]
    Cf. B. Givoni, L’homme, l’architecture et le climat, Paris, Éd. du Moniteur, 1978 ; D. H. K. Lee, Seventy-five years of searching for a heat index, Envir. Res., 1980, 22, p. 331-356 ; E. Choisnel, I. Lilienthal, Les indices en bioclimatologie humaine, Presse therm, clim., 1989, 126 (1), p. 24-27 ; P. Escourrou, Les critères d’étude de biométéorologie humaine, Climat et santé, 1989, 1, p. 21-31.

La peau est un lieu de contact privilégié avec l’air. De tous les phénomènes vitaux qui s’exercent à son niveau, la régulation thermique s’avère le plus lourd de conséquences pour la santé. La température du corps humain se situe normalement très près de 37 ˚C et oscille peu autour de cette valeur. Le contexte climatique n’a d’ordinaire sur elle qu’un rôle insignifiant : le froid hivernal ne l’abaisse pas de plus de 0,1 ˚C. Dans ces conditions, l’homme peut être défini comme un homéotherme, c’est-à-dire comme un individu à sang chaud, plus exactement à température fixe indépendante des conditions ambiantes. Il montre une grande tolérance pour le froid comme pour la chaleur, qui lui permet de vivre au moins passagèrement sous tous les climats en maintenant sa température interne à un taux d’équilibre. La question se pose néanmoins de savoir comment l’organisme parvient à résister aux fortes variations thermiques qui se produisent dans le milieu extérieur. L’homéothermie est la résultante de trois processus qui doivent s’ajuster constamment l’un à l’autre : la production de chaleur ; les échanges passifs entre l’organisme et l’ambiance extérieure ; enfin, la thermorégulation, c’est-à-dire l’intervention de l’organisme pour rétablir l’équilibre thermique.
Par l’oxydation des aliments et du simple fait qu’il vit, le corps humain produit de la chaleur. Tenu de se maintenir à une température constante, il doit sans cesse dissiper ses calories en excès. L’égalité entre le gain et la perte constitue l…


Date de mise en ligne : 17/09/2015

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