L’amour réverse
Pages 71 à 72
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- DERENNE, Jean-Philippe,
- Derenne, Jean-Philippe.
- Derenne, J.-P.
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- Derenne, Jean-Philippe.
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Dans la vie, un individu est proche de ceux qu’il aime. La personne dont il est le plus proche est celle qui partage sa vie, puis il y a ses enfants, ses parents, ses amis. Un peu plus à distance ceux avec qui il travaille ou partage des activités ludiques. Et loin de lui ses ennemis. Dans le cadre d’une maladie infectieuse transmise par voie aérienne, c’est-à-dire par les particules émises au cours de la respiration, de la toux et de l’éternuement, par définition, plus le contact est proche entre deux êtres et plus grand est le risque de contamination.
Au cours de la grippe espagnole, une étude avait été menée dans un quartier de Boston aux États-Unis. On avait analysé la contamination à partir d’un malade en comparant trois types de receveurs éventuels : ceux qui dorment dans le même lit, dans la même chambre dans un autre lit et dans une autre chambre. Résultat : 40 % dans le premier cas, 20 % dans les deux autres. Et il va sans dire que c’était 0 % pour ceux qui vivaient ailleurs. Ainsi donc, plus on est physiquement proche d’un contaminateur, plus ce dernier risque de transmettre la maladie.
C’est la logique de l’amour inverse, l’amour réverse : plus on est proche et plus on devient l’ennemi ; plus on est loin et moins on ne fait de mal.
Et cette logique se retrouve dans le cas du Covid-19, maladie certes moins grave que la grippe espagnole mais qui a déjà tué plusieurs millions de personnes de par le monde. Déjà, dès la première publication importante de plusieurs dizaines de milliers de malades chinois, l’agent contaminateur était familial dans 64 % des cas…
Date de mise en ligne : 31/05/2023
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