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Chapitre 22. Quelle est la place de l’alimentation dans la préparation du cycliste de haut niveau ?

Pages 503 à 515

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  • Riché, D.
  • et Maillot, J.
(2022). Chapitre 22. Quelle est la place de l’alimentation dans la préparation du cycliste de haut niveau ? Dans
  • F. Grappe
Cyclisme : Et optimisation de la performance (4e éd., p. 503-515). De Boeck Supérieur. https://doi.org/10.3917/dbu.grapp.2022.01.0503.

  • Riché, Denis.
  • et al.
« Chapitre 22. Quelle est la place de l’alimentation dans la préparation du cycliste de haut niveau ? ». Cyclisme Et optimisation de la performance, De Boeck Supérieur, 2022. p.503-515. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/cyclisme--9782807336483-page-503?lang=fr.

  • RICHÉ, Denis
  • et MAILLOT, Jacky,
2022. Chapitre 22. Quelle est la place de l’alimentation dans la préparation du cycliste de haut niveau ? In :
  • GRAPPE, Frédéric,
Cyclisme Et optimisation de la performance. Louvain-la-Neuve : De Boeck Supérieur. Sciences et pratiques du sport, p.503-515. DOI : 10.3917/dbu.grapp.2022.01.0503. URL : https://stm.cairn.info/cyclisme--9782807336483-page-503?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/dbu.grapp.2022.01.0503


Notes

  • [1]
    Comme à chaque fois qu’un nouvel ergogène potentiel est découvert, l’histoire passe par trois étapes : l’engouement lié à la publication des premières études, les premiers doutes qui font suite à la parution des premiers travaux contradictoires, puis le reflux et une utilisation marginale et limitée à des situations très restreintes.
  • [2]
    Cette tendance récente se caractérise par l’adoption de rations délibérément appauvries en glucides, et qu’on désigne avec le néologisme anglais « low carb » (de « low » désignant « bas » et « carb » pour « hydrates de carbone », l’autre nom chimique des glucides). En fait, l’enjeu de l’entraînement sans réserves de glucides vise à favoriser durablement certaines adaptations utiles au sein de nos tissus, notamment une avidité plus importante permettant d’augmenter le plafond de stockage, et ainsi à optimiser la performance. Elle ne se montre efficace, par contre, que si le coureur dispose de réserves de glucides optimales le jour « J » (2).
  • [3]
    Les déficits en vitamine B9 érythrocytaire s’observent, chez les cyclistes professionnels français, avec une fréquence anormalement importante. La survenue de cette anomalie ne résulte pas d’erreurs alimentaires (ici, en l’occurrence, il s’agirait d’un sévère ostracisme à l’encontre des végétaux). En fait, ces déficits font suite à des problèmes d’assimilation (Frye et coll. 2013), qui eux-mêmes témoignent de profonds dérèglements de l’écosystème intestinal sous l’effet conjugué de l’entraînement, du stress et des infections. Dans un tel contexte, ces déficits contrarient le bon déroulement de la réponse à l’entraînement, et les séances effectuées donnent un résultat qui va à l’encontre des bénéfices attendus, puisqu’ils participent à la désadaptation (Garcia-Cazorla et coll. 2008).

Depuis le début des années 60, avec les premiers écrits sur la question, il est devenu incontournable de parler de l’alimentation du cycliste, voire de celle du coureur de haut niveau. Pour aller plus loin dans ce raisonnement, qui suggère que nos choix alimentaires influent sur nos performances, on a rapidement ajouté une connotation scientifique en faisant également référence à la diététique ou à la nutrition. Souvent, pour beaucoup de personnes, ces deux termes sont considérés, à tort, comme équivalents. Plus rarement, ces dernières années, on a aussi fait allusion à la micronutrition, approche encore plus poussée mais qui, malgré une émergence datant de la fin du siècle dernier, recèle toujours une bonne part de mystère pour beaucoup de sportifs. En tout cas une idée s’impose : la façon dont on se nourrit détermine la manière dont on performe. Avant d’aller plus loin dans cette voie, tentons d’abord de mettre un peu d’ordre dans toutes ces notion… chacun de nos lecteurs s’y réfère en en ayant sa propre idée – pas toujours claire –, sans savoir à quoi ces termes renvoient chez les autres, et réciproquement, ni sans en connaître exactement le sens.
Commençons par l’alimentation ; ce terme désigne la façon dont on élabore, dont on choisit et dont on consomme les aliments qu’on décide de manger. Cela implique que l’intérêt potentiel de l’un de ceux-ci (dont le contenu présenterait une composition particulière), va dépendre des modes d’agriculture, d’élevage ou des procédés de stockage et de cuisson…


Date de mise en ligne : 27/06/2023

https://doi.org/10.3917/dbu.grapp.2022.01.0503

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