Sciences sociales
- Par Olivier Borraz
- et Emmanuel Henry
Pages 286 à 293
Citer ce chapitre
- BORRAZ, Olivier
- et HENRY, Emmanuel,
- HENRY, Emmanuel,
- GILBERT, Claude,
- JOUZEL, Jean-Noël
- et MARICHALAR, Pascal,
- Borraz, Olivier.
- et al.
- Borraz, O.
- et Henry, E.
- E. Henry,
- C. Gilbert,
- J. Jouzel
- et P. Marichalar
https://doi.org/10.3917/scpo.henry.2015.01.0286
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- Borraz, O.
- et Henry, E.
- E. Henry,
- C. Gilbert,
- J. Jouzel
- et P. Marichalar
- Borraz, Olivier.
- et al.
- BORRAZ, Olivier
- et HENRY, Emmanuel,
- HENRY, Emmanuel,
- GILBERT, Claude,
- JOUZEL, Jean-Noël
- et MARICHALAR, Pascal,
https://doi.org/10.3917/scpo.henry.2015.01.0286
Quel rôle jouent les sciences sociales dans les processus d’expertise ? Dans le sillage de grands scandales sanitaires (en France, sang contaminé, hormone de croissance, amiante, etc.), la place laissée à ces disciplines n’a cessé de croître, tant sous la pression des autorités publiques qu’à l’initiative des agences d’évaluation des risques [Bas-Théron et al., 2011]. Il reste que les modalités d’association des sciences sociales à l’expertise restent aujourd’hui très hétérogènes : depuis le simple accompagnement « aval » à la gestion des risques, sous la forme d’une aide à la communication, jusqu’à une interrogation des processus politiques et sociaux qui, en amont de l’évaluation des dangers, concourent à définir les questions posées aux groupes d’experts.
Dans un premier temps, les sciences sociales ont été associées à l’expertise en matière de santé publique ou d’environnement dans le but d’aider les décideurs à faire accepter certains choix technologiques, en cherchant à comprendre ce qui leur apparaissait alors comme une « irrationalité » de l’opinion face à la parole des experts. Cette modalité d’association s’est traduite par le développement de travaux de (psycho)sociologues – notamment américains – qui ont étudié les facteurs expliquant les différences de perception des risques au sein de la population [Slovic, 2000]. Dans les années 1980 et 1990, ces études en « psychométrie » se sont emparées de cette question essentiellement appréhendée en termes de différence entre experts et profanes, suggérant que les premiers privilégiaient des indices objectifs et quantifiés de mesure du danger (taux de morbidité ou de mortalité) pour déterminer le risque, alor…
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