Le TDA/H : De l’évaluation à l’accompagnement
L’hyperactivité, décrite pour la première fois au début du XXème siècle, est aujourd’hui reconnue comme une affection neurodéveloppementale sérieuse lorsqu’elle s’accompagne d’un trouble de l’attention (TDA/H). Les cliniciens disposent à présent d’une grande variété d’outils pour une meilleure efficacité dans le diagnostic et la prise en charge. Ils permettent ainsi d’étudier les particularités cognitives et comportementales, en tenant compte des variations liées à l’âge, aux comorbidités et à l’environnement.
L’hyperactivité, décrite pour la première fois au début du XXème siècle, est aujourd’hui reconnue comme une affection neurodéveloppementale sérieuse lorsqu’elle s’accompagne d’un trouble de l’attention (TDA/H). Selon les estimations, environ 5% des enfants sont concernés par ce trouble, et il perdure à l’âge adulte pour près de 50 à 60 % des patients. Les critères retenus par le DSM-5 pour caractériser le TDA/H sont : l’inattention, l’hyperactivité (motrice et psychique) et l’impulsivité. Ces symptômes, bien que précisément définis, se manifestent de façon variable en fonction de l’âge et de l’environnement dans lequel évolue le patient, compliquant parfois l'évaluation clinique. Dans l’enfance par exemple, le diagnostic peut être difficile à poser en raison de la confusion possible avec des comportements habituels à l’âge du patient ou les comorbidités associées au TDA/H (les troubles des apprentissages, les comportements à risque, les tics, l’usage de substances ou encore, les troubles anxieux ou encore, le haut potentiel intellectuel). Quant à l’adulte, les symptômes tendent à évoluer vers des formes atténuées et des mécanismes compensatoires sont mis en place, de sorte que l’identification des déficits est plus délicate. L’aménagement de l’espace de travail pour réduire les distractions, la planification sous la forme de petites tâches et la pratique d’une activité physique, sont des exemples de stratégies développées inconsciemment pour compenser les déficits. Dans la littérature, certains auteurs considèrent aussi que l’anxiété peut avoir le même effet, en incitant le patient à être plus vigilant et à anticiper les problèmes, bien que cela puisse avoir des effets négatifs sur le bien-être mental…