Une pierre liquide, le béton
Pages 186 à 193
Citer ce chapitre
- GUYON, Étienne,
- BICO, José,
- REYSSAT, Étienne
- et ROMAN, Benoît,
- Guyon, Étienne.,
- et al.
- Guyon, É.,
- Bico, J.,
- Reyssat, É.
- et Roman, B.
Citer ce chapitre
- Guyon, É.,
- Bico, J.,
- Reyssat, É.
- et Roman, B.
- Guyon, Étienne.,
- et al.
- GUYON, Étienne,
- BICO, José,
- REYSSAT, Étienne
- et ROMAN, Benoît,
Un séjour à Rome ne saurait se concevoir sans une visite du Panthéon. Son impressionnante voûte en béton de 43 mètres de diamètre fait d’elle la plus grande coupole de l’Antiquité ; et on peine à imaginer que l’édifice a été utilisé en l’état depuis sa construction sous l’empereur Hadrien, il y a déjà vingt siècles ! Le mélange de chaux et d’argile avait déjà été employé plus tôt pour faire, mélangé au sable, un ciment de chaux. Mais c’est l’addition de pouzzolane, un sable volcanique disponible localement, qui conférera des propriétés exceptionnelles à ce béton.
Ce stupéfiant savoir-faire, mis en œuvre dans de nombreux édifices et décrit dans le De architectura de l’architecte romain Vitruve, au 1er siècle de notre ère, se perdra hélas à la chute de l’Empire ! Ce n’est qu’une quinzaine de siècles plus tard que le procédé sera redécouvert, puis amélioré en France par Louis Vicat, inventeur en 1820 de ciments se solidifiant sous l’eau. Mais le béton ne prit sa composition moderne qu’avec un contemporain de Vicat, l’Anglais Joseph Aspdin. Ce dernier déposa le premier brevet pour un béton hydraulique (qui prend par adjonction d’eau) et élaborera la recette du ciment dit « Portland », devenu depuis une référence mondiale.
« Sale, lourd, brutal », le béton a souvent eu une mauvaise cote. La laideur des blockhaus du mur de l’Atlantique, qui nécessita plus de 10 millions de mètres cubes de béton, ou l’état de nombreuses constructions hâtives de l’après-guerre n’y sont pas pour rien …
Date de mise en ligne : 01/06/2022
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
23,99 €