Chapitre XIX. Énigmatique antimatière
- Par Harald Fritzsch
Pages 319 à 331
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Soudain, les voix d’Einstein et de Newton retentirent dans le couloir. Peu après, s’entretenant avec vivacité, ils entrèrent dans le bureau, visiblement impressionnés par tout ce qu’ils avaient vu et entendu dans la journée.
Pendant un certain temps, nous parlâmes encore des grands accélérateurs du CERN : le SPS (Super Proton Synchrotron) et le LEP (Large Electron Positron). Comme le nom l’indique, la première de ces deux machines est un accélérateur de protons, capable d’accélérer ces particules à 400 GeV, ce qui revient à dire que l’énergie des protons est plus de quatre cents fois plus élevée que l’énergie correspondant à leur masse inertielle selon la formule d’Einstein. À l’aide du SPS, on peut aussi accélérer les antiprotons, antiparticules des protons, et cela simultanément aux protons. [Plus loin, il sera question des antiparticules et notamment du concept d’antimatière.] Il est donc possible de faire entrer en collision frontale protons et antiprotons, puis d’analyser au moyen d’instruments de mesure appropriés les particules produites au cours de telles collisions. Grâce à ces appareils – les détecteurs de particules –, on peut interpréter les traces des particules.
Le LEP est une machine permettant d’accélérer simultanément les électrons et simultanément leurs antiparticules – les positrons – à des énergies de plus de 50 GeV. Sont étudiées également les collisions frontales des particules dans les détecteurs, eux-mêmes placés sous terre, ainsi que les accélérateurs…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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