Introduction
- Par Vincenzo Barone
Pages XI à XIV
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- BARONE, Vincenzo,
- Barone, Vincenzo.
- Barone, V.
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Le 7 novembre 1919 la Grande-Bretagne s’apprêtait à célébrer le premier anniversaire de l’armistice qui avait mis fin à la Grande Guerre. Ce jour-là, les articles du Times de Londres s’accordaient pour la plupart à remémorer les événements de l’année précédente et à commémorer les soldats de Sa Majesté tombés au champ d’honneur. Cependant, un titre se détachait de tous les autres, car il annonçait avec emphase une Révolution en sciences, ajoutant de façon péremptoire : Les idées de Newton éclipsées ! Ce fut probablement cet aspect-là de la nouvelle qui attira l’attention des lecteurs : qui donc avait osé détrôner le plus grand scientifique anglais de tous les temps ? Il est facile d’imaginer leur stupéfaction, lorsqu’en poursuivant la lecture ils découvrirent que l’incroyable sacrilège avait été commis par un sujet de la nation ennemie, un Allemand du nom d’Albert Einstein.
L’article faisait état d’une réunion de la Royal Society, au cours de laquelle avaient été confrontées les observations de deux groupes d’astronomes britanniques, lesquels avaient mesuré un phénomène quantitativement infime, mais d’une extraordinaire importance : la déviation de la lumière stellaire par le Soleil. Lorsque les rayons lumineux provenant d’étoiles lointaines passent près du Soleil, ce dernier les dévie par sa force de gravité. Les mesures effectuées au printemps 1919 avaient montré que l’effet contredisait la théorie de Newton, en revanche, il était en accord avec une nouvelle théorie élaborée par Einstein quelques années plus tôt (en pleine guerre), théorie dénommée « relativité générale », selon laquelle le Soleil et tous les astres courbent l’espace environnant, comme le fait une lourde sphère posée sur un tapis élastique…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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