Chapitre d’ouvrage

La résilience au cours de la vieillesse

Pages 223 à 239

Citer ce chapitre


  • Cyrulnik, B.
(2020). La résilience au cours de la vieillesse. Dans
  • D. Monneron
  • et R. Droit
Éthique du grand âge et de la dépendance (p. 223-239). Presses Universitaires de France. https://doi.org/10.3917/puf.droit.2020.02.0223.

  • Cyrulnik, Boris.
« La résilience au cours de la vieillesse ». Éthique du grand âge et de la dépendance, Presses Universitaires de France, 2020. p.223-239. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/ethique-du-grand-age-et-de-la-dependance--9782130826675-page-223?lang=fr.

  • CYRULNIK, Boris,
2020. La résilience au cours de la vieillesse. In :
  • MONNERON, Dominique
  • et DROIT, Roger-Pol,
Éthique du grand âge et de la dépendance. Paris cedex 14 : Presses Universitaires de France. Hors collection, p.223-239. DOI : 10.3917/puf.droit.2020.02.0223. URL : https://stm.cairn.info/ethique-du-grand-age-et-de-la-dependance--9782130826675-page-223?lang=fr.

https://doi.org/10.3917/puf.droit.2020.02.0223


Notes

  • [1]
    J. Bowlby, Attachement et perte, Paris, Puf, 1980.
  • [2]
    L. Ploton, B. Cyrulnik, Résilience et personnes âgées, Paris, Odile Jacob, 2014.
  • [3]
    B. Rimé, « How Individual Emotional Episodes Feed Collective Memory », in J. W. Pennebaker, D. Paez, B. Rimé (éd.), Collective Memory of Political Events, New York, Psychology Press, 1997, p. 131-144.
  • [4]
    M. Hanus, La Résilience. À quel prix ?, Paris, Maloine, 2001.
  • [5]
    P. Buser, Cerveau de soi, cerveau de l’autre, Paris, Odile Jacob, 1998, p. 198.
  • [6]
    E. Trinkauss, P. Shipman, Les Hommes de Néandertal, Paris, Seuil, 1996.
  • [7]
    L. Ploton, Ce que nous enseignent les maladies d’Alzheimer, Lyon, Chroniques sociales, 2010.
  • [8]
    P. Bustany, « Neurobiologie de la résilience », in B. Cyrulnik, F. Jorland, Résilience. Connaissances de base, Paris, Odile Jacob, 2012.
  • [9]
    J.-P. Polydor, Alzheimer, mode d’emploi, Bordeaux, L’Esprit du temps, 2011.
  • [10]
    H. Blasco-Fontecilla, D. Travers, « Les stress psychosociaux trouvent-ils un écho dans la personnalité ? », in Ph. Courtet (dir.), Suicide et environnement social, Paris, Dunod, 2013.
  • [11]
    R. Jaffard, « Amelioration, effacement, restauration et insertion, manipulations expérimentales de la mémoire », in Fr. Eustache, J.-G. Ganascia, R. Jaffard, D. Peschanski, Mémoire et oubli, Paris, Le Pommier/Observatoire B2V des mémoires, 2014.
  • [12]
    M. Ungar, The Social Ecology of Resilience, New York, Springer, 2012.
  • [13]
    M. Garralda, J. Raynaud, Brain, Mind and developmental Psychopathology in Childhood, New York, Jason Bronson, 2012.
  • [14]
    B. Cyrulnik, D. Peschanski, Mémoire et traumatisme : l’individu et la fabrique des grands récits, Paris, INA Éditions, 2012.
  • [15]
    Fr. Shenk, G. Leuba, Chr. Büla, Du vieillissement cérébral à la maladie d’Alzheimer, Bruxelles, De Boeck, 2004.
  • [16]
    V. Cicirelli, « God as the Ultimate Attachment Figure for Older Adults, in Attachment and Human Development », Brunner Routledge, 2004, vol. 6, n° 4.
  • [17]
    G. Horenczyk, O. Ben-Shalom, « Acculturation in Israel », in D. L. Sam, J. W. Berry, Acculturation Psychology, Cambridge University Press, 2006.
  • [18]
    A. Lejeune, Vieillissement et résilience, Marseille, Solal, 2004.

La majorité des travaux sur l’attachement portent sur la petite enfance, quelques-uns sur la formation des couples, et très peu sur la vieillesse. Pourtant, John Bowlby, avait bien souligné que l’attachement dure tant que dure la vie, mais qu’il a des impacts différents selon l’âge et le contexte affectif.
Ce qui caractérise l’attachement âgé, c’est qu’il est associé à la perte et à l’optimisation. La perte des capacités physiques est un deuil qui est compensé par un modèle opératoire interne, enrichi par une longue histoire de vie. Quand cette représentation de soi peut être partagée avec des proches et quand les stéréotypes culturels ne font pas taire les âgés, le récit prend l’effet d’un puissant facteur de protection). Quand le malheur arrive, on peut mieux l’affronter. Ce coping est synchronique puisqu’il s’agit d’affronter le malheur dans le temps présent, avec ce qui est en nous et ce qui est autour de nous. Alors que la résilience sera diachronique quand il faudra, après le coup, faire quelque chose de sa blessure, utiliser la mémoire du malheur pour en faire une réflexion, une œuvre d’art, un partage d’expérience ou un récit offert à ceux qu’on aime. Encore faudra-t-il que notre entourage ne nous fasse pas taire et que la culture crée des lieux de paroles. Les fêtes familiales, les rituels sociaux ou religieux, les romans, les films ou les comédiens sont nos porte-parole. Ils offrent aux âgés des occasions de s’exprimer et de remanier la représentation de leur passé (« …de mon temps, c’était difficile, comme ce que vous avez vu dans ce beau film qui vous a tant ému… »)…


Date de mise en ligne : 31/01/2022

https://doi.org/10.3917/puf.droit.2020.02.0223

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