L’Héliostat de Foucault
- Par Corinne Labat
- et Carlos de Matos
Pages 57 à 69
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- LABAT, Corinne
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Notes
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[1]
Léon Foucault, Note sur un grand héliostat, Bulletin de la Société Française de photographie, 21 novembre 1862.
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[2]
L’expérimentation est érigée en mot d’ordre et ils ont adopté un principe : c’est une entreprise collective, pas de publication nominative.
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[3]
Robert Bud, Deborah Jean Warner, Simon Chaplin, Stephen Johnston, Betsy Bahr Peterson, Instruments of Science: An Historical Encyclopedia, Garland publishing, Londres, 1998.
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[4]
J. C. Poggendorff, Histoire de la physique : cours fait à l’Université de Berlin, Paris, 1883.
-
[5]
Middleton, W.E. Knowles, Giovanni Alphonso Borelli and the invention of the Heliostat, Archive for History of Exact Science, n° 10, 1973, pp 329-341.
-
[6]
J. C. Poggendorff, Histoire de la physique : cours fait à l’Université de Berlin, op. cit.
-
[7]
Voir Fragments de science, volume 3, EDP sciences, 2022.
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[8]
Jacob Willem S’Gravesande, Eléments de Physique démontrés mathématiquement, Introduction à la philosophie newtonienne, traduction Elie de Joncourt, Tome I (Préface), Leide, 1746.
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[9]
Jacob Willem S’Gravesande, Eléments de Physique démontrés mathématiquement, Introduction à la philosophie newtonienne, traduction Elie de Joncourt, Tome II, Leide, 1746.
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[10]
Émile Saigey, Les Sciences au xviiie siècle, Librairie Germer Baillière, 1873 (p. 29-49).
-
[11]
Paolo Brenni, 19th Century French Scientific Instrument Makers, Bulletin of the Scientific Instrument Society, n° 51, 1996.
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[12]
Duboscq est installé depuis 1849 et, en 1862, la maison Soleil est déjà devenue la maison Duboscq. Foucault a fait la démonstration de la rotation terrestre avec son pendule l’année précédente.
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[13]
Jules Duboscq, Sur un héliostat nouveau, Note du 18 mars 1862, (Comptes rendus des séances de l’Académie des sciences, Tome LIV, p. 618.
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[14]
Léon Foucault, Note sur un grand héliostat, op. cit.
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[15]
Les grandes lunettes pourraient ainsi être fixes, sans montures équa-toriales aux dimensions imposantes, sans coupole tournante. Le « sidéros-tat » était conçu pour tourner sur un jour sidéral (23h56min,4s).
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[16]
Gilles Kremer, La lanterne magique, ancêtre du cinéma et instrument de connaissance, Le blog Gallica, 3 octobre 2017.
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[17]
Monique Sicard, Passage de Vénus, Le Revolver photographique de Jules Janssen, Etudes photographiques, mai 1998.
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[18]
Fondateur de la Société de photographie de Toulouse (1875), professeur de chimie et de photographie à la Faculté des sciences, et auteur d’un Traité encyclopédique sur la photographie.
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[19]
Charles Fabre, Aide-mémoire de photographie, Trente-troisième année, Tome III, Gauthier-Villars, Paris, 1908.
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[20]
On l’appelle aussi MWSF : MegaWatt Solar Furnace.
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[21]
Il appartient au Laboratoire PROMES du CNRS.
Le principe de l’héliostat a vraisemblablement été conçu du côté de Florence, par Giovanni Borelli dans le cadre de ses travaux au sein de la très galiléenne et très éphémère « Accademia del Cimento ». Créée en 1657, sa devise était « Essayer et essayer encore ». La question de la vitesse de la lumière a fait partie des nombreux chantiers entamés par les 9 scientifiques de cette académie. Il semble que Borelli se soit particulièrement attaché à cette question avec une condition initiale : comment obtenir un rayon lumineux stable et fixe pour en faire l’étude, à partir d’une source « mobile » qu’est le Soleil ? Il a donc pensé à un appareil à miroir unique, puis il a réfléchi au moyen de l’actionner pour qu’il adopte les positions requises pour obtenir ce rayon lumineux « permanent ». Il « imagina un appareil par lequel on communiquait une direction constante à un rayon lumineux à l’aide d’un miroir relié à un mouvement d’horlogerie ».
Mais seules sa correspondance et quelques notes témoignent de ce travail. Il semble que l’histoire florentine de l’Héliostat s’arrête là. Le monde de la recherche au xviie siècle, comme à d’autres époques, est tributaire d’autres questions. Et dans la ville des Médicis, la volonté du Prince est quelquefois contraire à l’avancement de la science. Lorsque Rome promet « le chapeau de cardinal à Léopold », le frère de Ferdinand II de Médicis, c’est avec une condition : « dissoudre l’académie ». Léopold a eu le pourpre, et l’Académie disparaît en 1667, 10 ans seulement après sa création…
Date de mise en ligne : 27/03/2025