Chapitre d’ouvrage

Le Hyaenodon brachyrynchus

Pages 43 à 56

Citer ce chapitre


  • Labat, C.
  • et De Matos, C.
(2022). Le Hyaenodon brachyrynchus. Fragments de Science - volume 2 : Volume 2 (p. 43-56). EDP Sciences. https://stm.cairn.info/fragments-de-science-volume-2--9782987527107-page-43?lang=fr.

  • Labat, Corinne.
  • et al.
« Le Hyaenodon brachyrynchus ». Fragments de Science - volume 2 Volume 2, EDP Sciences, 2022. p.43-56. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/fragments-de-science-volume-2--9782987527107-page-43?lang=fr.

  • LABAT, Corinne
  • et DE MATOS, Carlos,
2022. Le Hyaenodon brachyrynchus. In : Fragments de Science - volume 2 Volume 2. Les Ulis : EDP Sciences. Hors collection, p.43-56. URL : https://stm.cairn.info/fragments-de-science-volume-2--9782987527107-page-43?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Professeur de minéralogie et de géologie à la faculté des sciences de Toulouse.
  • [2]
    Élève de Cuvier, professeur à la faculté des sciences de Paris, et titulaire de la chaire d’anatomie comparée au Muséum de Paris à la mort de son maître.
  • [3]
    Bruno Muratet, Francis Duranthon, Brigitte Lange-Badré et Janine Riveline, « Discontinuité d’origine eustatique dans les molasses oligocènes de l’est du bassin aquitain (SW France). Apport de la biochronologie », Compte rendu de l’Académie des sciences, série 2, mécanique, physique, chimie, sciences de l’univers, sciences de la terre, 1984-1993.
  • [4]
    Professeur à la faculté des sciences de Toulouse de 1833 à 1852, directeur du Jardin botanique (1834-1852).
  • [5]
    Lettres inédites de Moquin-Tandon à Auguste de Saint-Hilaire, Clermont-L’Hérault, Librairie Saturnin Léotard, 1893.
  • [6]
    Salaire journalier d’un ouvrier en 1839 : 1,89 francs.
  • [7]
    Note publiée dans le Compte rendu des séances de l’Académie des Sciences de Paris, janvier 1840, p. 134.
  • [8]
    H. M. Ducrotay de Blainville, Ostéographie, ou Description iconographique comparée du squelette et du système dentaire des mammifères récents et fossiles pour servir de base à la zoologie et à la géologie, tome II, Paris, 1839-1864.
  • [9]
    H. M. Ducrotay de Blainville, Ostéographie, op.cit.
  • [10]
    Qui n’a qu’une matrice, on dit aujourd’hui « mammifères placentaires ». Dans la classification qu’il a établie, on a, par opposition, les didelphes qui sont les marsupiaux.
  • [11]
    H. M. Ducrotay de Blainville, Ostéographie, op. cit.
  • [12]
    F. J. Pictet, Traité de paléontologie ou Histoire naturelle des animaux fossiles considérés dans leurs rapports zoologiques et géologiques, tome 1, 1853-1857.
  • [13]
    Professeur de zoologie et d’anatomie comparée à l’Académie de Genève.
  • [14]
    Paléontologue et géologue, professeur de géologie à l’École supérieure des sciences d’Alger.
  • [15]
    Emmanuel Vauchez, La Terre : évolution de la vie à sa surface, son passé, son présent, son avenir, tome 1, 1893.
  • [16]
    Confirmation avec Albert Gaudry, paléontologue, qui indique en 1873 dans ses Considérations sur les mammifères qui ont vécu en Europe à la fin du Miocène (23 à 5 Millions d’années), que précédemment pendant l’éocène (56 à 33,9 Ma) les bêtes de proies étaient peu nombreuses et de petite taille, que le Hyaenodon ne dépassait pas la taille du loup.
  • [17]
    Entité regroupant tous les organismes vivants possédant en commun certaines caractéristiques bien définies. Le terme taxon est utilisé dans la classification phylogénétique pour regrouper des êtres vivants en fonction de divers critères.
  • [18]
    H. M. Ducrotay de Blainville, Ostéographie, op. cit.
  • [19]
    Botaniste, membre de l’Académie des sciences, qu’il a présidé en 1835.
  • [20]
    Lettres inédites de Moquin-Tandon à Auguste de Saint-Hilaire, Clermont L’Hérault, 1893, p. 98-101.
  • [21]
    Lettres inédites de Moquin-Tandon à Auguste de Saint-Hilaire, op. cit.
  • [22]
    H. M. Ducrotay de Blainville, Ostéographie, op. cit.
  • [23]
    H. M. Ducrotay de Blainville, Ostéographie, op. cit.
  • [24]
    « Lettre de M. Leymerie, professeur de géologie à la faculté des sciences », Revue de l’Académie de Toulouse, tome 1, p. 162.
  • [25]
    Lors d’un inventaire sommaire réalisé en 1855, Leymerie présente la collection de paléontologie en regard de celle de géologie et de minéralogie.
  • [26]
    Assistant de Géologie à la Faculté des Sciences de Toulouse depuis 1920.
  • [27]
    Gaston Astre, Sur la présence d’un Hyaenodon dans les molasses qui bordent la rive droite de la Garonne, in Bulletin de la société géologique de France, 1926, 4ème série, tome 26, pp.389 à 393
  • [28]
    Ibid.
  • [29]
    B. Muratet, F. Duranthon, B. Lange-Badré et J. Riveline, Op Cit.

Sa vie de fossile commence par sa découverte en 1839. Deux scientifiques vont se pencher sur cette tête. Félix Dujardin, en 1840, puis Henri de Blainville, un peu plus tard. Ce Hyaenodon est un fossile « trouvé presque entier », « au bord du Tarn, près de Rabastens » et plus précisément près d’une « des tuileries, au niveau de la plaine alluviale du Tarn, vraisemblablement non loin du lieu-dit Toutoure où de considérables masses d’argile furent exploitées » ; en effet, « ces argiles souvent sableuses affleurent dans la vallée ». « Il était enfoui dans une marne sablonneuse et micacée d’un gris verdâtre, laquelle fait partie du terrain tertiaire moyen. La tête seule fût conservée et fait partie de la collection de la Faculté des sciences de Toulouse. » En réalité, c’est Albert Moquin-Tandon qui a trouvé cette tête « chez un particulier de notre ville » et qui l’a fait acheter par la faculté pour la somme de 12 francs.Dujardin a publié la première note, et donc la première description : « L’arrière palais » se prolonge en arrière, la crête sagittale (crête osseuse sur le sommet du crâne à l’emplacement de la suture sagittale) permet de dire que le mammifère est doté de muscles masticatoires d’une force exceptionnelle, les os nasaux et l’os lacrymal sont très développés, l’inclinaison des sutures font un pariétal (entre le temporal et l’occipital) de forme triangulaire, les trous-orbitaires (orifices sous les cavités contenant les yeux pour le passage des vaisseaux sanguins et des nerfs) ressemblent à celui des chiens mais placés au-dessus de la troisième molaire…


Date de mise en ligne : 16/08/2022

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