II. Géométrie euclidienne, généralités
- Par Michèle Audin
Pages 51 à 72
Citer ce chapitre
- AUDIN, Michèle,
- Audin, Michèle.
- Audin, M.
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Notes
- (1)Voir au besoin l’exercice II.1 et/ou sa solution.
- (2)… un des miracles de la linéarité en dimension finie.
- (3)La droite ensemble des points équidistants de C et C′ (voir l’exercice II.7).
- (4)Il n’est sans doute pas trop tard pour rappeler qu’un espace euclidien possède des bases orthonormées, parce qu’il possède des bases et que l’on peut modifier n’importe quelle base pour en faire une base orthonormée par le procédé de Gram-Schmidt, rappelé dans l’exercice II.23.
- (5)Quitte à choisir une base de E, on peut supposer qu’on est dans Rn et considérer celui-ci comme une partie de Cn. On peut aussi construire un sous-espace stable ℱ géométriquement (sans complexifier E), voir par exemple [39, exercice VI.5].
- (6)Ce n’est pas si facile…
- (7)Le point de concours est le centre du cercle circonscrit.
- (8)Le point de concours est l’orthocentre.
- (9)C’est pourquoi on appelle parfois ce cercle cercle des neuf points, bien qu’il contienne beaucoup plus de neuf points… et même beaucoup plus de neuf points « remarquables ».
- (10)Voir au besoin le § VII.7 pour des rappels sur les formes quadratiques.
On se donne maintenant les moyens de mesurer les distances (voire les angles).
Dans ce chapitre, le corps de base sur lequel sont définis les espaces vectoriels et affines considérés est, impérativement, le corps R des nombres réels. Les espaces considérés sont tous de dimension finie.
Rappelons qu’un produit scalaire sur un espace vectoriel E est une « forme-bilinéaire-symétrique-définie-positive », c’est-à-dire une application
linéaire en chacune des deux variables,
symétrique (c’est-à-dire telle que l’on ait Φ(v, u) = Φ(u, v) pour tous les vecteurs u et v de E)
et telle que l’on ait Φ(u, u) ≥ 0 pour tout u, l’égalité Φ(u, u) = 0 ayant lieu si et seulement si u = 0.
On utilise ici les notations les plus standard possibles, c’est-à-dire qu’on écrit u-v pour Φ(u, v) et ||u||2 pour u · u (étant entendu que ||u|| est un nombre positif). On écrit aussi u ⊥ v quand u · v = 0, ce qui définit aussi une relation entre sous-espaces, l’orthogonalité. On note ℱ⊥ l’orthogonal du sous-espace ℱ, en symbolesOn a la décomposition E = F ⊕ F⊥. Plus généralement, si S est une partie de E, on note S l’ensemble des vecteurs de E qui sont orthogonaux à tous les vecteurs de S. C’est un sous-espace vectoriel, l’orthogonal du sous-espace engendré par S.
On s’autorisera bien sûr à abréger d(A, B) en AB.
L’inégalité de Cauchy-Schwarz implique que ||·|| est une norme (un espace euclidien est un espace vectoriel normé) et que d est une distance (un espace affine euclidien est un espace métrique)…
Date de mise en ligne : 01/06/2022