Chapitre d’ouvrage

3. L’ail

Pages 132 à 144

Citer ce chapitre


  • Lorrain, É.
(2024). 3. L’ail. Grand Manuel de phytothérapie (2e ed., p. 132-144). Dunod. https://stm.cairn.info/grand-manuel-de-phytotherapie--9782100856473-page-132?lang=fr.

  • Lorrain, Éric.
« 3. L’ail ». Grand Manuel de phytothérapie, Dunod, 2024. p.132-144. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/grand-manuel-de-phytotherapie--9782100856473-page-132?lang=fr.

  • LORRAIN, Éric,
2024. 3. L’ail. In :
  • LORRAIN, Éric
  • et LORRAIN, Dr Éric,
Grand Manuel de phytothérapie. Paris : Dunod. Les nouveaux chemins de la santé, p.132-144. URL : https://stm.cairn.info/grand-manuel-de-phytotherapie--9782100856473-page-132?lang=fr.

Notes

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    Le CpG est une séquence spécifique d’ADN dans laquelle une cytosine (C) est suivie immédiatement d’une guanine (G) par une liaison phosphodiester. Ces dinucléotides CpG peuvent être méthylés, c’est-à-dire qu’un groupe méthyle (-CH3) est attaché à la cytosine, ce qui modifie l’expression des gènes situés à proximité. La méthylation du CpG est souvent associée à la régulation négative de l’expression des gènes, notamment dans le contexte du cancer, où des gènes suppresseurs de tumeurs peuvent être inactivés par une méthylation anormale du CpG.
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    La promotion de l’acétylation des histones fait référence à un processus épigénétique dans lequel des groupes acétyle sont ajoutés aux histones, les protéines autour desquelles l’ADN s’enroule dans le noyau cellulaire. L’acétylation des histones est souvent associée à une ouverture de la chromatine, ce qui rend l’ADN plus accessible aux facteurs de transcription et favorise généralement une transcription génique accrue. Dans le cas du cancer, où la régulation génique est souvent altérée, la promotion de l’acétylation des histones par le trisulfure de diallyle pourrait améliorer la transcription génique et inverser les changements épigénétiques associés à la transformation tumorale, exerçant ainsi des effets thérapeutiques bénéfiques.

Originaire des steppes de l’Asie centrale et naturalisé en Europe méridionale, l’ail est cultivé dans les régions tempérées de tous les continents pour les besoins de l’alimentation sous forme de nombreux cultivars : ail blanc, ail rose hâtif, ail rouge, ail rond… De la même famille que l’oignon, l’échalote ou le poireau, c’est une plante glabre, vivace par son bulbe bulbillifère, à tunique membraneuse, fait d’une tige souterraine à développement vertical entourée de bourgeons latéraux, les caïeux (alias les gousses d’ail), qui multiplient l’espèce. Entourés d’une gaine très fine et de couleur blanchâtre, rosée ou violacée, ceux-ci sont ovoïdes, oblongs, comprimés latéralement et un peu arqués. Ils émettent une forte odeur piquante et soufrée très caractéristique dès lors que leur tissu est lésé. Le bulbe génère une tige aérienne cylindrique, feuillée jusqu’au milieu, enroulée en cercle avant la floraison, de 20 à 40 cm de hauteur au moment de celle-ci en juin-août, jusqu’à 50-60 cm, portant de fines feuilles linéaires-élargies, planes, lisses et allongées. Son extrémité se termine par une longue spathe membraneuse caduque, univalve, terminée en pointe très longue dépassant l’ombelle, enfermant de petites fleurs de couleur blanche ou rose, qui s’épanouissent sous forme d’ombelle globuleuse lors de la floraison estivale.
En dehors de sa forme cultivée, Allium sativum L. est inscrit sur la liste rouge de la flore vasculaire de France métropolitaine (2019), dans la catégorie « Non applicable » (espèce non soumise à évaluation, car introduite dans la période récente)…


Date de mise en ligne : 02/01/2025

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