Chapitre 29. Accompagnement du deuil des parents après la mort de leur enfant atteint de cancer
- Par Léonor Fasse
- et Cécile Flahault
Pages 635 à 653
Citer ce chapitre
- FASSE, Léonor
- et FLAHAULT, Cécile,
- VANDER HAEGEN, Marie,
- FLAHAULT, Cécile,
- FLAHAULT, Cécile
- et MARIONI, Gabrielle,
- Fasse, Léonor.
- et al.
- Fasse, L.
- et Flahault, C.
- M. Vander Haegen,
- C. Flahault,
- C. Flahault
- et G. Marioni
https://doi.org/10.3917/dunod.vande.2023.01.0635
Citer ce chapitre
- Fasse, L.
- et Flahault, C.
- M. Vander Haegen,
- C. Flahault,
- C. Flahault
- et G. Marioni
- Fasse, Léonor.
- et al.
- FASSE, Léonor
- et FLAHAULT, Cécile,
- VANDER HAEGEN, Marie,
- FLAHAULT, Cécile,
- FLAHAULT, Cécile
- et MARIONI, Gabrielle,
https://doi.org/10.3917/dunod.vande.2023.01.0635
Notes
-
[1]
Voir par exemple : Le rallongement du congé pour le décès d’un enfant voté à l’unanimité à l’Assemblée article publié le 26 mai 2020 sur le site du Monde, https://www.lemonde.fr/
-
[2]
Statistiquement, odds ratio (OR) : 4,88 ; 95 %, avec un intervalle de confiance (CI) : 3,23–7,39.
-
[3]
On peut ainsi citer l’Association Empreintes-Accompagner le deuil : https://www.empreintes-asso.com/
-
[4]
Par exemple l’Association Apprivoiser l’Absence : https://www.apprivoiserlabsence.com/
Malgré les progrès médicaux en oncopédiatrie, les pathologies cancéreuses entraînent chaque année le décès de plus de 413 000 enfants dans le monde (American Childhood Cancer Organization, 2021). En France, le cancer est la 4e cause de décès entre 0 et 15 ans (7,8 % des décès pédiatriques en 2014), mais la 2e cause de décès après les accidents, pour les plus de 1 an. (Inca, 2018). S’il semble admis par l’ensemble de la société que les parents endeuillés traversent une épreuve particulièrement douloureuse, voire dévastatrice, les débats parlementaires qui ont entouré en 2020 le projet de loi visant à étendre de cinq à douze jours les congés prévus pour les parents endeuillés soulignent finalement la fragilité de cet apparent consensus. En effet, même si cette loi a été acceptée, nombre de parents touchés par la perte d’un enfant ont insisté à cette occasion sur leur sentiment d’être non reconnus dans leur détresse, et la nécessité, toujours actuelle, de rappeler constamment combien ces deuils marquent pour toujours leurs existences. C’est notamment avec cette nécessité en tête que plusieurs associations de parents endeuillés, quelle que soit la cause du décès de l’enfant, ont milité, depuis les années 1980 en France, pour que le deuil parental soit mieux connu cliniquement et que les parents soient davantage entourés par des professionnels. Comme l’évoquent beaucoup de parents ayant perdu leur enfant après un cancer, l’expérience de deuil, après la mort de l’enfant, est inextricablement liée à celle de la maladie : le temps du diagnostic, les annonces qui lui succèdent (concernant les stratégies thérapeutiques, les éventuelles récidives, l’aggravation de la pathologie), la lourdeur des traitements et des soins, marquent durablement l’enfant malade et sa famille et influencent les réactions de deuil (Oppenheim, 2002)…
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