Chapitre d’ouvrage

7. Poincaré vs Einstein

Pages 115 à 138

Citer ce chapitre


  • Ginoux, J.-M.
(2024). 7. Poincaré vs Einstein. Henri Poincaré : la relativité malgré lui (p. 115-138). Hermann. https://stm.cairn.info/henri-poincare-la-relativite-malgre-lui--9791037040473-page-115?lang=fr.

  • Ginoux, Jean-Marc.
« 7. Poincaré vs Einstein ». Henri Poincaré : la relativité malgré lui, Hermann, 2024. p.115-138. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/henri-poincare-la-relativite-malgre-lui--9791037040473-page-115?lang=fr.

  • GINOUX, Jean-Marc,
2024. 7. Poincaré vs Einstein. In : Henri Poincaré : la relativité malgré lui. Paris : Hermann. Histoire des sciences, p.115-138. URL : https://stm.cairn.info/henri-poincare-la-relativite-malgre-lui--9791037040473-page-115?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Henri Poincaré, La Science et l’hypothèse, Paris, Flammarion, 1902, 284 p.
  • [2]
    Ibid.
  • [3]
    Albert Einstein, lettre à Carl Seelig, 18 avril 1955 ; Bibl. ETH, Zurich, HS 304:566.
  • [4]
    Albert Einstein, Lettres de Maurice Solovine, Paris, Gauthier-Villars, 1956, p. VIII.
  • [5]
    Henri Poincaré, « Sur la dynamique de l’électron », Comptes Rendus des séances hebdomadaires de l’Académie des Sciences, t. 140, n° 23, 5 juin 1905, p. 1504-1508 ; Henri Poincaré, « Sur la dynamique de l’électron », Rendiconti del Circolo Matematico di Palermo, t. XXI, reçu le 23 juillet 1905 et publié en décembre 1906, p. 129-175.
  • [6]
    Henri Poincaré, Leçons sur la théorie mathématique de la lumière, professées à la Faculté des Sciences de Paris pendant le premier semestre 1887-1888, Georges Carré, Paris, 1889, 408 p.
  • [7]
    Henri Poincaré, « Sur la dynamique de l’électron », Comptes Rendus des séances hebdomadaires de l’Académie des Sciences, art. cit.
  • [8]
    Henri Poincaré « La Dynamique de l’électron », Revue générale des sciences pures et appliquées, année 19, n° 9, 15 mai, 1908, p. 46-62.
  • [9]
    Henri Poincaré, « La mécanique nouvelle », Sechs Vorträge über ausgewählte Gegenstände aus der reinen Mathematik und mathematischen Physikdétail Mathematische Vorlesungen an der Universität Göttingen, Teubner, 1910, p. 51-58.
  • [10]
    Henri Poincaré, « Les rapports de la matière et de l’éther », Journal de physique théorique et appliquée, 2, 1912, p. 347-360.
  • [11]
    Arthur I. Miller, Albert Einstein’s Special Theory of Relativity: Emergence (1905) and Early Interpretation (1905-1911). Reading, Massachusetts, Addison Wesley, 1981, pages 181-182.
  • [12]
    Emil Cohn, « Über die Gleichungen des elektromagnetischen Feldes für bewegte Körper » (« Sur les équations du champ électromagnétique pour les corps en mouvement »), Göttinger Nachrichten, 1901, p. 74-99.
  • [13]
    Henri Poincaré, « Rapports du Congrès de physique de 1900 », t. 1, Paris, Gauthier-Villars, 1900, p. 1-30.
  • [14]
    Albert Einstein, « Zur Elektrodynamik bewegter Körper » (« Sur l’électrodynamique des corps en mouvements »), Annalen der Physik, 4 (17), reçu le 30 juin 1905 et publié le 26 septembre 1905, p. 891-921.
  • [15]
    Albert Einstein, « Relativitätsprinzip und die aus demselben gezogenen Folgerungen » (« Sur le principe de relativité et des conséquences tirées de celui-ci »), Jahrbuch der Radioaktivität, 4, 1907, p. 411-462.
  • [16]
    Albert Einstein, « Principe de relativité et ses conséquences dans la physique moderne », Archives des sciences physiques et naturelles (ser. 4), 29, 1910, p. 5-28 et p. 125-244, voir en particulier la page 130.
  • [17]
    Albert Einstein, « Relativitätstheorie » (« Théorie de la Relativité »), Naturforschende Gesellschaft, Zürich, Vierteljahresschrift, 56, 1911, p. 1-14.
  • [18]
    Albert Einstein, « Die Relativitätstheorie », in Paul Hinneberg (éd.), Die Kultur der Gegenwart. lhre Entwicklung und ihre Ziele. Part 3, sec. 3, vol. 1, Physik. Emil Warburg, ed. Leipzig, Teubner, 1915, p. 703-713 (première partie de cet article), et in Paul Hinneberg (éd.), Die Kultur der Gegenwart. lhre Entwicklung und ihre Ziele. Part 3, sec. 3, vol. 1, Physik. 2d rev. ed. Ernst Lecher, ed. Leipzig and Berlin : Teubner, 1925, p. 794-797 (seconde partie de cet article).
  • [19]
    The Collected Papers of Albert Einstein, vol. 8: The Swiss Years, Correspondence 1914-1918 (CPAE, vol. 8), Robert Schulmann, Anne J. Kox, Michael Janssen, et Jözseph Illy (es.), Princeton : Princeton University Press, 1998.
  • [20]
    Albert Einstein, L’éther et la théorie de la relativité, Traduction française par Maurice Solovine, Paris, Gauthier-Villars, 1921, 15 p. Also Albert Einstein, « Ether and the Theory of Relativity », The Collected Papers of Albert Einstein, vol. 7 : The Berlin Years : Writings, 1918-1921 (CPAE, vol. 7), Michel Janssen, Robert Schulmann, József Illy, Christoph Lehner (es.), Princeton : Princeton University Press, 2002.
  • [21]
    Albert Einstein, L’éther et la théorie de la relativité, op. cit.
  • [22]
    Albert Einstein, « Fundamental Ideas and Methods of the Theory of Relativity, Presented in Its Development », The Collected Papers of Albert Einstein, vol. 7: The Berlin Years : Writings, 1918-1921 (CPAE, vol. 7), Michel Janssen, Robert Schulmann, József Illy, Christoph Lehner (es.), Princeton, Princeton University Press, 2002.
  • [23]
    John Stachel, « Why Einstein reinvented the ether », Physics World, juin 2001, p. 55-56.
  • [24]
    Jean-Marc Lévy-Leblond, « One more derivation of the Lorentz transformation », American Journal of Physics, 44, 196, p. 271-277.
  • [25]
    Henri Poincaré, « La mesure du temps », Revue de métaphysique et de morale, 6, 1898, p. 1-13.
  • [26]
    Hendrik Antoon Lorentz, « Deux mémoires de Henri Poincaré sur la physique mathématique », Acta Mathematica, vol. 38, 1921, p. 293-308.
  • [27]
    Richard P. Feynman, The Character of Physical Law, British Broadcasting Corporation, 1965, 184 p.
    Richard P. Feynman, La nature de la physique, Paris, Seuil, coll. « Points Sciences », 1980, 296 p.
  • [28]
    Albert Einstein, « Elementary Derivation of the Equivalence of Mass and Energy », Bulletin (New Series) of the American Mathematical Society, 37(1), 1935, p. 39-44.
  • [29]
    Albert Einstein, « Ist die Trägheit eines Körpers von seinem Energieinhalt abhängig ? » (L’inertie d’un corps dépend-elle de son contenu énergétique ?) Annalen der Physik, 18 (4), 21 novembre 1905, p. 639-641.
  • [30]
    Henri Poincaré, « La théorie de Lorentz et le principe de réaction », Recueil de travaux offerts par les auteurs à H. A. Lorentz à l’occasion du 25e anniversaire de son doctorat le 11 décembre 1900, Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles, 5, 1900, p. 252-278.
  • [31]
    Jean-Paul Auffray, Einstein et Poincaré. Sur les traces de la relativité, Paris, Le Pommier, 1999, 301 p.
  • [32]
    Einstein cite l’article suivant d’Henri Poincaré, « La Théorie de Lorentz et le principe de réaction », Archives néerlandaises des sciences exactes et naturelles, 5, 1900, p. 252-278.
  • [33]
    Albert Einstein, « Das Prinzip von der Erhaltung der Schwerpunktsbewegung und die Trägheit der Energie » (Le Principe de Conservation du Mouvement du Centre de Gravité et l’Inertie de l’Énergie), Annalen der Physik, 20 (4), 17 mai 1906, p. 627-633.
  • [34]
    Arthur I. Miller, Albert Einstein’s Special Theory of Relativity: Emergence (1905) and Early Interpretation (1905-1911). Reading, Massachusetts, Addison Wesley, 1981, p. 214.

Dans les deux précédents chapitres, les articles de Poincaré et d’Einstein ont fait l’objet d’une analyse approfondie. Dès lors, il paraissait intéressant de mettre en évidence les différences et les similitudes que comportent leurs travaux. Ce chapitre a donc pour but de présenter de manière synoptique et synthétique une comparaison de la genèse de leurs idées, de leurs hypothèses, de leurs démarches et de leurs principaux résultats.
À la fin du xixe siècle, la découverte de l’électron produit un véritable séisme qui va ébranler fortement et durablement l’édifice de la physique classique. En effet, cette nouvelle particule qui se déplace à des vitesses très élevées quoique toujours inférieures à celle de la lumière ne semble pas respecter pas la troisième loi de Newton ni l’invariance des équations de Maxwell. De plus, l’électron en mouvement subit une déformation que les physiciens tentent de modéliser. Aussi, afin de rendre compte de ces phénomènes nouveaux ils vont construire une théorie des électrons qui leur permettrait de compléter la Mécanique de Newton de l’infiniment grand (astronomie) par une Mécanique Nouvelle de l’infiniment petit (atomistique). Pour y parvenir, Lorentz puis Poincaré abordent le problème du point de vue dynamique, c’est-à-dire en analysant les forces électriques et magnétiques s’exerçant sur un électron en mouvement, d’où le titre du mémoire et de la note de Poincaré : « Sur la dynamique de l’électron ». Après avoir complété la transformation proposée par Lorentz, Poincaré l’applique à un électron en mouvement…


Date de mise en ligne : 13/03/2025

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