16. Modèles. De la représentation à l’action
- Par Michel Armatte
- et Amy Dahan
Pages 339 à 357
Citer ce chapitre
- ARMATTE, Michel
- et DAHAN, Amy,
- PESTRE, Dominique,
- Armatte, Michel.
- et al.
- Armatte, M.
- et Dahan, A.
- D. Pestre
https://doi.org/10.3917/ls.pestr.2015.03.0339
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- Armatte, M.
- et Dahan, A.
- D. Pestre
- Armatte, Michel.
- et al.
- ARMATTE, Michel
- et DAHAN, Amy,
- PESTRE, Dominique,
https://doi.org/10.3917/ls.pestr.2015.03.0339
Notes
-
[1]
Bachelard 1979.
-
[2]
Armatte et Dahan 2004.
-
[3]
Israel 1996.
-
[4]
Carnap, Hahn et Neurath 1985 [1929]
-
[5]
Sinaceur 1999.
-
[6]
Varenne 2007.
-
[7]
Pestre 2003.
-
[8]
Dahan et Pestre 2004.
-
[9]
Dahan 1996 et 2004.
-
[10]
Bennett 1993, Bissell 2004.
-
[11]
Aubin et Dahan 2002.
-
[12]
Sismondo 1999.
-
[13]
Dahan 2001.
-
[14]
Meadows 1972.
-
[15]
Edwards 2010.
-
[16]
Bouleau 2002.
-
[17]
Bazzani et al. 2003.
-
[18]
Kieken 2004.
-
[19]
Cornilleau et Leblond 2012.
-
[20]
En complément, voir Shenk et Mitchell (dans ce volume, p. 233).
-
[21]
Morgan 1990, Armatte 2004 et 2010.
-
[22]
Malgrange 1990.
-
[23]
Bouleau 1999.
-
[24]
MacKenzie 2000.
-
[25]
Au sens de Callon 2007.
-
[26]
Armatte 2007.
-
[27]
Dahan 2010.
-
[28]
Aykut et Dahan 2011.
Dans le langage courant, la notion de modèle est polysémique et désigne aussi bien un prototype (maquette, matrice, moule) préfigurant une collection d’objets ou un type idéal qu’une représentation (iconique ou formelle) construite a posteriori. Le terme a pris un sens plus précis dans le domaine des sciences au début du xxe siècle, au moment où les modèles deviennent des outils de la compréhension du monde et des moyens d’agir sur lui. Ils associent alors trois dimensions habituellement dénommées syntaxique, sémantique et pragmatique. Aujourd’hui, il est impossible de traiter des modèles de façon décontextualisée, hors du temps et des lieux de savoir, de décision et d’action. Cela fut le défaut d’une approche philosophique plus normative que descriptive des pratiques de science.
En guise d’introduction, nous esquisserons d’abord une histoire générale des modèles. Nous n’entrerons pas par types logiques mais plutôt par la place occupée par ces modèles dans les régimes d’expertise. Au début du xxe siècle, l’épistémologie considère les modèles comme de simples dispositifs cognitifs utiles au processus de connaissance. Le cadre est celui d’une science unifiée et réductionniste et seules les propriétés linguistiques et algébriques des modèles sont traitées. La Seconde Guerre mondiale marque un tournant du fait de l’extension des objets scientifiques, de leur complexité croissante, de l’hétérogénéité des approches, de la prolifération de théories et outils nouveaux d’analyse et de représentation (cela va des mathématiques appliquées à l’informatique)…
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