II. Tables numériques et machines mécaniques
Pages 32 à 65
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- LAZARD, Emmanuel
- et MOUNIER-KUHN, Pierre,
- Lazard, Emmanuel.
- et al.
- Lazard, E.
- et Mounier-Kuhn, P.
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- Lazard, E.
- et Mounier-Kuhn, P.
- Lazard, Emmanuel.
- et al.
- LAZARD, Emmanuel
- et MOUNIER-KUHN, Pierre,
À partir de la Renaissance, deux profonds mouvements historiques déclenchent l’accroissement de la demande en matière de calcul et de traitement de l’information : la révolution scientifique et industrielle, ainsi que la formation des états modernes. Pour y répondre, des inventeurs mobilisent à la fois les connaissances mathématiques existantes et les techniques développées depuis le Moyen Âge par les horlogers.
La mathématisation progressive des sciences — de la physique avec Galilée, puis des autres disciplines — fait des savants et des ingénieurs d’insatiables utilisateurs de calcul, que ce soit pour les applications civiles ou militaires. Calcul qui devient vite une fastidieuse corvée. Le mathématicien Leibniz s’en irrite : « Il est indigne des meilleurs hommes de gaspiller leur intelligence à cette corvée servile, alors qu’ils pourraient la confier à des subalternes équipés de machines.» La demande de calcul vient notamment de l’astronomie — Schickard, l’inventeur de la première ébauche de calculatrice en 1623, est astronome et correspond avec Kepler —, des sciences liées à la navigation (hydrographie, cartographie, etc.), de la balistique qui doit accompagner les progrès de l’artillerie, de l’hydraulique (barrages, turbines), de la mécanique, plus tard de la physique, de l’électricité ou de la propagation de la chaleur, de l’aéronautique ou de la météorologie au xxe siècle.
La demande en matière de traitement de l’information pour la gestion émerge parallèlement…
Date de mise en ligne : 20/09/2022
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