7. Remontées de nappes et inondations
- Par Anthony Gérand
Pages 27 à 39
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- GÉRAND, Anthony,
- Gérand, Anthony.
- Gérand, A.
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La remontée de nappes correspond à une augmentation du niveau de la nappe phréatique, c’est-à-dire de la couche d’eau souterraine contenue dans les sols perméables comme le sable, le gravier ou les roches fissurées. Cette montée peut être temporaire ou permanente et résulte de facteurs naturels ou anthropiques.
Lorsque l’eau souterraine remonte, elle peut causer des désordres structurels et pathologiques graves dans les bâtiments, comme des problèmes liés à la poussée hydrostatique, de l’humidité ascensionnelle, une déstabilisation des sols ou la corrosion et la dégradation des matériaux, etc.
La poussée hydrostatique, c’est-à-dire l’augmentation de la pression sur les fondations et les sous-sols, entraîne :
des fissurations ou des soulèvements (phénomène de « flottaison » via la poussée d’Archimède) ;
des déformations des structures (mur, dalle, radier).
L’eau peut s’infiltrer par capillarité dans les matériaux poreux comme :
les murs en briques, pierres ou bétons ;
les planchers bas et les chapes non étanches.
Cela entraîne :
l’apparition de moisissures et la dégradation des enduits ;
des efflorescences salines, c’est-à-dire des sels transportés par l’eau et cristallisés en surface.
Les sols argileux gonflent en présence d’eau, ce qui peut provoquer :
des tassements différentiels ;
l’instabilité des fondations et des murs porteurs.Certains matériaux peuvent subir de la corrosion ou des dégradations.
Les aciers dans le béton armé des fondations peuvent rouiller, causant ainsi l’éclatement du béton…
Date de mise en ligne : 17/02/2026
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