Chapitre 10. Les eaux thermominérales et la géothermie
- Par Éric Gilli,
- Christian Mangan
- et Jacques Mudry
Pages 76 à 83
Citer ce chapitre
- GILLI, Éric,
- MANGAN, Christian
- et MUDRY, Jacques,
- Gilli, Éric.,
- et al.
- Gilli, É.,
- Mangan, C.
- et Mudry, J.
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- Gilli, É.,
- Mangan, C.
- et Mudry, J.
- Gilli, Éric.,
- et al.
- GILLI, Éric,
- MANGAN, Christian
- et MUDRY, Jacques,
Les sources chaudes sont connues de tous temps et utilisées depuis l’Antiquité pour les bains. Hormis leur température, ces eaux possèdent généralement des caractéristiques particulières : gaz, odeur, minéralisation. L’augmentation de température et de pression permet, en effet, la dissolution de sels et de gaz qui vont enrichir l’eau de manière anormale. On peut alors parler d’eaux thermominérales. Ces propriétés sont utilisées dans le thermalisme. Les eaux ou les boues associées y ont un usage thérapeutique en bains ou en boisson.
Il n’y a pas de définition précise des eaux thermales. Bien que l’étymologie fasse référence à la température, l’usage dans le thermalisme fait appel aux caractéristiques physico-chimiques de l’eau. La définition retenue dans le dictionnaire français d’hydrogéologie (1977) est : « eau souterraine naturellement chaude à son émergence (source, puits jaillissant) et utilisable de ce fait à des fins particulières : thermalisme, chauffage ».
La notion même de température est délicate à apprécier puisque des eaux peuvent apparaître plus ou moins chaudes par rapport à leur environnement selon les saisons. Le caractère thermal ne s’applique que si la température de l’eau dépasse de quelques degrés la température moyenne des sources placées à la même altitude. La notion de minéralisation est tout aussi délicate à appréhender, comme le montre le cas particulier des sources salées littorales dont les propriétés sont en fait liées à une contamination des aquifères continentaux par la mer…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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