Chapitre 4. Métaphores
Pages 31 à 38
Citer ce chapitre
- CHALUT-NATAL MORIN, Christine,
- Chalut-Natal Morin, Christine.
- Chalut-Natal Morin, C.
https://doi.org/10.3917/dunod.chalu.2021.01.0031
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https://doi.org/10.3917/dunod.chalu.2021.01.0031
Qui mieux que le patient sait qu’un bon dessin vaut mieux qu’un long discours ? Car c’est bien souvent la stratégie qu’il utilise pour communiquer avec les soignants.
La métaphore exprime une similitude entre deux choses qui ne sont pas de même nature. C’est une figure de style, c’est-à-dire une façon de s’exprimer qui s’écarte des codes habituels, s’appuyant sur une analogie pour établir une relation entre deux choses. Les métaphores sont fréquemment utilisées dans la vie courante : « ce n’est pas ma tasse de thé », « tomber dans les pommes », « passer une nuit blanche », « avoir la main verte »…
La métaphore réfère à une analogie implicite. Elle se différencie de la comparaison qui relève d’une analogie explicite. Lorsqu’une patiente, au décours d’un parcours de procréation médicalement assistée (PMA) déclare : « Mon utérus est un cimetière », il s’agit alors d’une comparaison imagée. L’usage qu’en fera le thérapeute sera identique à celui de la métaphore, à savoir son intégration dans le travail en hypnose.
En 2010, Bioy démontre que l’hypnose, toutes pratiques confondues, s’appuie sur les processus analogiques du discours. Suite à cela, il émet l’hypothèse que grâce à l’usage de la métaphore, le patient accède à ses propres constructions psychiques, avec en plus la perspective d’un « dénouement » pressenti. Selon François Roustang, cette dynamique psychique se doit d’inclure une dynamique physique car le mouvement du corps vient matérialiser, signer le mouvement psychique voire le changement…
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