Aristote aujourd’hui
Pages 267 à 271
Citer ce chapitre
- LUMINET, Jean-Pierre,
- Luminet, Jean-Pierre.
- Luminet, J.-P.
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- Luminet, J.-P.
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Notes
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Inédit, décembre 2009.
Le déclin des conceptions physiques d’Aristote a commencé au xvie siècle, avec notamment Pierre de la Ramée (1515-1572), qui déclara : « Tout ce qu’a dit Aristote n’est que fausseté. » Derrière cette affirmation sans doute excessive, il faut surtout voir une réaction contre la scolastique enseignée dogmatiquement en Sorbonne et dans les autres universités européennes. Qu’en est-il réellement ?
La cosmologie d’Aristote (exposée notamment dans son Traité du Ciel) repose sur un certain nombre d’hypothèses, lesquelles ont effectivement toutes été battues en brèche lors de la révolution astronomique des xvie et xviie siècles. Celle-ci, initiée par Nicolas Copernic, s’est poursuivie avec Tycho Brahe, Galilée et Johann Kepler, et a été couronnée par Descartes et Newton. Voyons plus en détail.
Les hypothèses astronomiques aristotéliciennes (perfectionnées par Ptolémée au iie siècle ap. J.-C.) sont les suivantes :
La Terre est absolument fixe au centre de l’Univers (géocentrisme).
Tous les corps célestes se meuvent autour d’elle, en suivant des orbes circulaires ou des combinaisons d’orbes circulaires (épicycles).
Les orbes sont des sphères solides, faites d’une matière cristalline transparente.
Le monde (Univers) est divisé en deux parties, régies par des lois physiques différentes : le monde sublunaire et le monde supralunaire.
Dans la sphère sublunaire, les corps sont composés des quatre éléments terre, eau, air, feu, et sont sujets au changement, à la génération et à la corruption…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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