9. Le développement des lymphocytes T
Pages 299 à 328
Citer ce chapitre
- OWEN, Judy A.,
- PUNT, Jenni
- et STRANFORD, Sharon A.,
- Owen, Judy A..,
- et al.
- Owen, J.-A.,
- Punt, J.
- et Stranford, S.-A.
https://doi.org/10.3917/dunod.owen.2014.01.0299
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- Owen, J.-A.,
- Punt, J.
- et Stranford, S.-A.
- Owen, Judy A..,
- et al.
- OWEN, Judy A.,
- PUNT, Jenni
- et STRANFORD, Sharon A.,
https://doi.org/10.3917/dunod.owen.2014.01.0299
Notes
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[1]
Les mécanismes qui aboutissent à l’arrêt des réarrangements à ce stade (DP) ne sont pas aussi efficaces que ceux qui éteignent les réarrangements supplémentaires des chaînes β du TCR. Les deux allèles du TCRα se réarrangent correctement plus fréquemment que ce qui était initialement supposé. Cela signifie donc que de nombreuses cellules T expriment en fait deux spécificités de TCR : cette découverte complique l’interprétation de l’hypothèse de la sélection clonale.
-
[*]
Notez qu’une version similaire de cette hypothèse est parfois appelée hypothèse de l’avidité. On considère l’affinité comme la force d’interaction entre le TCR et le CMH/peptide. Pour une discussion plus approfondie sur les différences entre affinité et avidité, et sur leur influence sur le développement thymique, se référer à la revue de Kyewski citée dans les références à la fin du chapitre.
Les lymphocytes T initient la réponse immunitaire adaptative lorsqu’ils interagissent, via leur récepteur TCR, avec les complexes CMH/peptide présents sur des cellules présentatrices d’antigènes qui ont été en contact avec des pathogènes. Le panel de pathogènes auxquels nous sommes exposés est considérable, et, comme décrit dans le chapitre 7, les vertébrés ont développé au cours de l’évolution un mécanisme remarquable qui leur permet de générer un grand nombre de récepteurs des lymphocytes T et B spécifiques. Chacun des quelques millions de lymphocytes T circulant dans l’organisme exprime un récepteur T qui lui est propre. Cette population variée, avec son répertoire de récepteurs diversifié, est produite dans le thymus, un organe à la fois nécessaire et dédié au développement des lymphocytes T. Les cellules immatures originaires de la moelle osseuse et qui entrent dans le thymus ne présentent aucune des caractéristiques des lymphocytes matures et aucun récepteur antigénique ; celles qui quittent le thymus sont des cellules T matures exprimant une grande variété de récepteurs de spécificités différentes, et à la fois tolérantes au Soi et restreintes au CMH du Soi.
Comment parvenons-nous à générer un tel ensemble de cellules T restreintes et tolérantes au Soi ? Cette question a intrigué les immunologistes durant des décennies et a donné lieu à des expérimentations récentes. Les innovations ont été payantes et même si notre compréhension n’est pas parfaite, nous avons à présent une vision fondamentale des stratégies remarquables employées par le thymus, sorte de crèche des lymphocytes T immatures o…
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