48. Élaborer et réaliser des programmes de psychoéducation pour les aidants
Pages 327 à 340
Citer ce chapitre
- WILLARD, Dominique,
- GAYE,, Pierre-Yves,
- Sous la direction CHASSAGNOUX, Anne
- et GAYE, Pierre-Yves,
- Willard, Dominique.
- Willard, D.
- P. Gaye,,
- Sous la direction A. Chassagnoux
- et P. Gaye
https://doi.org/10.3917/fouch.chass.2022.01.0327
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- Willard, D.
- P. Gaye,,
- Sous la direction A. Chassagnoux
- et P. Gaye
- Willard, Dominique.
- WILLARD, Dominique,
- GAYE,, Pierre-Yves,
- Sous la direction CHASSAGNOUX, Anne
- et GAYE, Pierre-Yves,
https://doi.org/10.3917/fouch.chass.2022.01.0327
Notes
-
[1]
. Anderson, Hogarty et Reiss, dans Schizophrenia Bulletin.
-
[2]
. Xia J et al, 2011.
-
[3]
. Monique Pasche est Présidente de l’association des familles de malades souffrant de Schizophrénie Berne-Francophone et maman d’une personne souffrant de schizophrénie)
-
[4]
. Lecomte et Leclerc en 2008.
-
[5]
. Lecomte et Leclerc, 2012.
Aujourd’hui la psychoéducation en psychiatrie est largement utilisée dans le champ des approches psychosociales. « Initialement proposée aux patients psychotiques chroniques, elle s’est peu à peu étendue à d’autres types de pathologies chroniques, tels que les troubles bipolaires, les schizophrénies. Dès les années 1970, des cliniciens spécialisés dans les démarches thérapeutiques comportementales et cognitives enrichissent les programmes de psychoéducation avec des composantes propres aux thérapies comportementales et cognitives (TCC) pour devenir des programmes de réhabilitation du psychotique chronique. Il faudra attendre les années 1990 pour voir apparaître la même combinaison d’intervention psychoéducation plus TCC pour des patients souffrant d’addictions, de troubles de l’humeur récurrents tels que les troubles bipolaires » [1].
La psychoéducation est donc une pratique récente. Elle est un corollaire des progrès de la médecine, avec des prises en charge plus complexes dont la logique des différentes articulations ne sont pas d’emblée perceptibles. Elle est aussi la conséquence de progrès dans la compréhension des mécanismes contribuant à la santé, pour permettre aux usagers (patients et familles) de gagner en maîtrise et en liberté sur la gestion des problèmes de santé. Cependant même si elle se développe dans le domaine de la psychiatrie, elle n’est pas encore systématisée notamment auprès des patients schizophréniques, contrairement aux pratiques dans les soins somatiques auprès des patients diabétiques, ou atteints du SIDA par exemple…