Chapitre 13. Écologie et société
- Par Claire Tirard,
- Luc Abbadie
- et Nicolas Loeuille
Pages 230 à 253
Citer ce chapitre
- TIRARD, Claire,
- ABBADIE, Luc
- et LOEUILLE, Nicolas,
- Tirard, Claire.,
- et al.
- Tirard, C.,
- Abbadie, L.
- et Loeuille, N.
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- Tirard, C.,
- Abbadie, L.
- et Loeuille, N.
- Tirard, Claire.,
- et al.
- TIRARD, Claire,
- ABBADIE, Luc
- et LOEUILLE, Nicolas,
L’intérêt porté à la protection des espèces et de leurs habitats a émergé au cours de la seconde moitié du dix-neuvième siècle en Europe et aux États-Unis et a pris tout son essor après la seconde guerre mondiale. On parlait alors de protection de la nature, dans des cercles restreints de naturalistes professionnels ou amateurs. L’évidence de l’ampleur et de la vitesse du recul et de la dégradation des écosystèmes, ainsi que les tensions croissantes sur l’accès aux ressources naturelles ont engendré par la suite une vision politique de la nature, exprimée au travers du concept de biodiversité, basé sur une appréhension quantitative et qualitative de la variabilité du vivant.
Les données moléculaires sur des organismes actuels ou fossiles, ainsi que les données paléontologiques, montrent que la diversification est la propriété fondamentale du vivant. Elle a commencé dès l’apparition de la vie il y a entre 3,5 et 4 milliards d’années et a suivi une dynamique complexe avec des périodes de croissance du nombre de familles et-ou d’espèces, des périodes de stabilisation et des périodes de décroissance, parfois brutales, et connues dans ce cas sous l’appellation d’extinctions de masse. Ces fluctuations de la richesse en espèces et en famille s’expliquent par des variations des taux de spéciation (apparition d’espèces) et d’extinction (disparition d’espèces) : quand les premiers sont plus intenses ou moins intenses que les seconds, la diversité globale augmente ou diminue, respectivement…
Date de mise en ligne : 21/09/2023
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