Chapitre 2. Fonction d’onde, équation de Schrödinger
Pages 23 à 41
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- BASDEVANT, Jean-Louis,
- Basdevant, Jean-Louis.
- Basdevant, J.-L.
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La physique est une étonnante aventure entre l’œil et l’esprit, entre le monde des phénomènes et le monde des idées, qui tous deux semblent infinis. Les physiciens scrutent la nature et cherchent des idées qui correspondent à ce qu’ils observent.
C’est là l’intérêt de la physique. Le réel a toujours raison. Si les idées qu’on a sont contraires à ce qu’on voit, il faut en trouver d’autres. On ne peut pas changer le réel par des discours. En physique, on peut se tromper mais on ne peut pas mentir.
En 1894, Edwin J. Goodwin, un médecin dans l’Indiana, trouvait que le nombre π était trop compliqué. Il décida de faire en sorte que dorénavant π soit égal à 3 (π version 3.0) , ce qui est plus simple pour tout le monde. Eh bien, ça ne marche pas si bien. Si π était égal à 3, il manquerait 12 cm de pneus sur un vélo, ce qui serait inconfortable, et 15 cm de galon sur le képi d’un colonel, ce que serait disgracieux. Le texte « The House bill No. 246, Indiana State Legislature 1897 », décida que π serait égal à 3, par 67 voix contre zéro (on dit que beaucoup dormaient), mais le Sénat de l’Indiana trouva que cette proposition de loi n’était pas digne d’une délibération de sa part, et la renvoya à une date indéterminée.
Pourquoi dit-on indifféremment Mécanique quantique et Physique quantique ? La mécanique, étude du mouvement des corps, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, est la discipline première de la physique. Or, nous l’avons entrevu au chapitre précédent, c’est précisément sur le mouvement des corps dans l’espace, que l’on voit le plus directement apparaître des phénomènes impossibles à expliquer avec nos conceptions classiques, avec le « sens commun »…
Date de mise en ligne : 01/06/2022
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