Introduction
- Par Jimmy Drulhon
Pages 13 à 17
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- DRULHON, Jimmy,
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- Drulhon, J.
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Notes
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[1]
En 1882, quelque temps avant son départ pour Cannes, où il allait se remettre d’une mauvaise maladie pulmonaire, Jean-Baptiste Dumas rencontra Ernest Maindron, secrétaire et rédacteur de l’Académie des sciences. Ensemble, ils évoquèrent les œuvres du chimiste, bien difficiles à retrouver tant elles étaient dispersées dans de nombreuses revues. Maindron lui promit de s’atteler à la tâche et d’en faire le collationnement ; il recensa ainsi huit cent cinquante-trois publications. De son côté, en 1924, le général Dumas, petit-fils du chimiste, dressa sa propre liste. Tout en déplorant des lacunes probables, il retrouva plus de neuf cents documents imprimés : rapports, éloges, observations, essais, remarques, discours, mémoires, dissertations, notes, exposés, allocutions, notices et ouvrages. La liste établie par ses soins occupe les pages 179 à 225 d’un tapuscrit inédit qu’il a consacré à la vie de son grand-père.
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[2]
J.-B. Dumas, Discours prononcé le 4 décembre 1883.
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[3]
J.-B. Dumas, Discours de Clermont, 1876, p. 8.
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[4]
Georges Lemoine, Les sciences chimiques, s. d.
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[5]
J.-B. Dumas, Discours de Clermont-Ferrand, 1876, p. 1-2.
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[6]
Idem, 1876, p. 7.
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[7]
Les bonnes feuilles de la traduction française conservées aux archives de l’Académie des sciences (carton n° 1) portent quelques corrections de Dumas à l’encre rouge. La première publication, en anglais, de cette biographie parut dans le numéro du 6 février 1880 de la revue Nature. Charles Baye la traduisit en français et la publia, la même année, dans Le Moniteur scientifique. Elle fut suivie d’un Complément en 1885, donné au public après la mort de Dumas. Toutes les études qui suivirent puisèrent largement dans ces deux documents incontournables. Même son petit fils, le général Dumas, pourtant en possession des archives personnelles de son grand-père, s’en inspira largement lorsqu’il voulut, à son tour, écrire une biographie qui est toujours inédite. Notons pour information que le texte originel en langue allemande semble n’avoir été publié qu’en 1885, c’est-à-dire bien après les traductions anglaise et française.
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[8]
Voir annexes, note n° 1.
En dépit de ses innombrables écrits (certains auteurs en ont compté près de neuf cents dont trois cent trente-deux furent présentés à l’Académie des sciences), Jean-Baptiste Dumas demeure ignoré du public et méconnu de ceux qui connaissent son nom. C’est pourtant une illustre figure de la science qui se présente ici, mais c’est aussi un personnage de la vie publique. Ainsi apparaît le double visage d’un même individu dont bien des aspects restent encore dans l’ombre, en dépit du fait qu’il occupa toutes les chaires, qu’il fut de toutes les académies, de toutes les commissions, de toutes les sociétés savantes du monde.
Que faut-il retenir de son œuvre et de son action ? Disons d’emblée : la volonté manifeste de propager la science autour de lui. Il s’agissait bien pour le « maître des grandes chaires », de transmettre la connaissance qu’il avait acquise, soulignons- le dès les premières lignes, sans le moindre diplôme officiel. C’est ce qu’avait remarqué, avec un brin de méchanceté à peine dissimulée, Jules Jamin, le président de l’Académie des sciences en lui remettant, une médaille pour ses cinquante ans à l’Institut, se gardant bien de critiquer ses travaux dans le détail :
« L’élève [il parlait de lui-même] n’a, vis-à-vis du maître, que le devoir du respect… Il lui est permis de se souvenir ; et qui ne se souvient du charme et des merveilles de votre enseignement, à l’Athénée, à l’École polytechnique, à la Sorbonne, à l’École de médecine, au Collège de France, à l’École centrale …
Date de mise en ligne : 03/10/2024
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