Chapitre 2. La carrière scientifique – le chimiste
- Par Jimmy Drulhon
Pages 69 à 125
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Notes
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[1]
Victor Duruy, quelques années plus tard, supprimera cette « bifurcation ».
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[2]
L’Alsacien Charles Gerhardt (1816-1856) se lia dès ses débuts avec Adolphe Wurtz et Émile Kopp. Il fit ses premiers travaux auprès de chimistes allemands et en particulier de Liebig. À son arrivée à Paris, le 22 octobre1838, il fut accueilli par J.-B. Dumas qui lui ouvrit toutes grandes les portes de son laboratoire personnel. Il gagnait maigrement sa vie en traduisant les ouvrages de Liebig. Après avoir obtenu ses grades, il remplaça Balard qui succédait à Dumas à la Sorbonne. Très tôt, il exposa ses idées et un nouveau système de classification des substances organiques (décembre 1842). De ce jour, par sa nouvelle façon peu orthodoxe de noter les formules et les analyses chimiques, il entra en conflit avec Dumas et Thenard, représentants du monde des chimistes traditionnels. Son caractère ombrageux et son amitié avec Laurent firent de lui un opposant permanent des adeptes de la tradition menée en France par Dumas, en Allemagne par Liebig et en Suède par Berzelius. (Marcel Chaigneau, Charles Gerhardt, Paris, Pariente, 1993).
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[3]
Archives de l’Académie des sciences, dossier Gerhardt.
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[4]
Bulletin de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, 1866, p. 321-325.
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[5]
Archives de l’École polytechnique, Inventaires des laboratoires, réf. VII 2C2. Pour fixer les idées, disons que 100 francs de l’époque équivalent à 350 de nos euros.
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[6]
F. Le Blanc, p. 9. Nous avons retrouvé dans le fonds Dumas aux archives de l’Académie des sciences, le Mémoire des travaux exécutés et fournitures faites pour le laboratoire de chimie de M. Dumas, et d’après ses ordres, dans sa propriété sise rue Cuvier, n° 4 par Pittet, entrepreneur en bâtiments demeurant rue Contrescarpe St- Marcel, n° 14, dernier trimestre 1842 et premier trimestre 1843, (maçonnerie, pavage, carrelage, plomberie, menuiserie, peinture et serrurerie) pour une somme de 5 996,54 francs. À ce devis pour le gros œuvre s’ajoutaient : un devis pour les fournitures du libraire Charles Heideloff, soit 92,50 francs ; un devis pour les fournitures des instruments de physique de l’opticien Deleuil, soit 257,45 francs ; et un autre pour des fournitures de produits chimiques et pharmaceutiques chez Robiquet, soit 1 597,09 francs. Soit un total de 7 943,58 francs (équivalant à environ 29 500 €).
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[7]
Soit environ 740 000 €.
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[8]
Dumas, Cours de chimie pris par Pierre Augustin Bertin-Mairot, le 18 novembre 1841, verso ff. 11 et 50. bnf, département des manuscrits, naf 18064.
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[9]
Brouillon d’une lettre non datée. Archives de l’Académie des sciences, legs Dumas, carton n° 19.
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[10]
Pierre Escalle, p. 8-9.
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[11]
Jean Jacques, Auguste Laurent et Jean-Baptiste Dumas d’après une correspondance inédite, s.d.
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[12]
Georges Urbain, membre de l’Institut, discours prononcé à l’École centrale, à l’occasion du cinquantième anniversaire de la mort de J.-B. Dumas, 22-24 nov. 1934.
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[13]
Albert Ranc, p. 2.
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[14]
Camille Matignon, p. 22.
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[15]
M. Delacre, p. 489. Comme le disait Delacre, Charles Gerhardt fit la douloureuse expérience que ce ne sont pas les idées qui font marcher la science. Gerhardt écrivit en 1849 : « M. Dumas a déjà réussi à se faire passer pour l’auteur des homologues en acceptant dans plusieurs occasions l’hommage de leur découverte offert par des amis désintéressés. Mais, M. Dumas peut m’en croire, je ne me lasserai pas de revendiquer mes droits à cet égard, aujourd’hui surtout où l’idée commence à porter ses fruits. Je tiens plus à la paternité de cette seule idée qu’à mes analyses et à mes corps nouveaux, car ce sera peut-être la seule bonne et féconde de toute ma vie, et, à mon sens, ce sont surtout les idées générales qui font faire à la science de véritables progrès. » En fait, Charles Gerhardt n’avait découvert ni le fait ni la notion ; il donna juste à cette idée une importance capitale en l’adoptant comme principe de classification qui, fusionné avec son idée de réduire de moitié toutes les formules carbonées, en faisait l’une des notions fondamentales de la chimie organique.
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[16]
Adolphe Wurtz est considéré par les historiens de la chimie comme le « chef de file de l’école atomiste [on disait aussi atomistique] française » ; quant à Marcelin Berthelot, il s’opposa à la désignation équivoque de l’expression théorie atomique.
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[17]
Leçons sur la philosophie chimique, Paris, 1837.
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[18]
Jacques Pétrel, La négation de l’atome dans la chimie du xixe siècle, Paris, cnrs, Centre de documentation Sciences humaines, 1979, n° 13.
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[19]
Albert Ranc, p. 3.
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[20]
CRAS, t. x, année 1840, p. 149.
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[21]
Idem, p. 475.
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[22]
Adolphe Wurtz, sur la tombe de Dumas, rappela en quelques mots les théories de son prédécesseur dans la chaire de chimie de la Sorbonne : « Toutes les combinaisons sont formées de deux éléments immédiats qui sont eux-mêmes ou des corps ou des composés du premier degré. Le grand chimiste suédois qui exerçait au commencement de ce siècle une autorité incontestée, Berzelius, avait adopté et développé cette conception qui remonte à Lavoisier et qu’il avait renforcée par l’hypothèse électrochimique. C’est ce qu’on appelait le dualisme en chimie. M. Dumas l’a battu en brèche. »
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[23]
J.-B. Dumas a, par plus de deux cents manipulations, fixé le poids atomique de trente éléments. Ces mesures étaient si précises qu’en 1934 Georges Urbain pouvait affirmer que les analystes de son époque n’apportaient que des modifications insignifiantes. Il disait aussi qu’« il est particulièrement remarquable, que, parmi les poids atomiques actuellement admis, les plus importants restent de lui [Dumas]. Ce sont ceux du carbone et de l’hydrogène… »
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[24]
Cité par Jean Jacques : Atomes et équivalents, in La science contemporaine, collection dirigée par René Taton.
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[25]
Pendant longtemps la transcription du nom du savant russe s’est faite un peu au hasard ; la graphie française couramment admise fut Mendeleïev, le v final transcrivant littéralement la lettre russe correspondante b ; c’est cette graphie que nous avons adoptée. « La table des poids atomiques est un outil… [Elle] est le résultat de ce que Dumas appelait le sentiment de la réalité. Or, ce sentiment se modifie tous les jours avec notre connaissance de la nature ; il est incompatible avec une formule rigide faite d’avance, qui ne serait pas démontrée avec la dernière rigueur ou qui ne serait pas susceptible de se plier à tous moments aux résultats de l’expérimentation. » M. Delacre, p. 561. À ce sujet voir aussi plus loin le chapitre consacré au Congrès de Karlsruhe.
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[26]
Reprenant la visualisation donnée par Dumas, Alexandre Béguyer de Chancourtois dessina de son côté dès 1862 sa propre classification périodique des éléments en lui donnant la forme d’une hélice qu’il appela vis tellurique dont le pas était égal à celui de l’oxygène ; mais finalement c’est la table de Mendeleïev, parue en 1869, qui prévalut et prévaut toujours.
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[27]
Lettre du 4 mai 1838. Archives Académie des sciences, dossier Liebig.
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[28]
A.W. Hofmann, p. 19.
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[29]
Archives Académie des sciences, dossier Liebig.
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[30]
J. von Liebig, Chimie organique appliquée à la physiologie générale et à l’agriculture, Brunswick et Paris, 1841.
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[31]
Dumas et Boussingault avaient travaillé ensemble pour déterminer la masse atomique de plusieurs corps. De cette collaboration étaient nées quelques querelles de préséance et d’antériorité inhérentes à ce genre de recherches faites en commun ; à l’époque elles n’étaient pas encore apaisées.
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[32]
Nouvelles lettres sur la chimie considérée dans ses applications à l’industrie, à la physiologie et à l’agriculture, Paris, Charpentier, 1852.
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[33]
Lettre de Liebig à Dumas du 10 mars 1838. Archives Académie des sciences, dossier Liebig.
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[34]
Cité par Lenglen.
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[35]
Lettre de Liebig du 30 juin 1870. Archives Académie des sciences, dossier Liebig.
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[36]
G. Canguilhem, Études d’histoire et de philosophie des sciences, P. Vrin, 1983, p. 128.
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[37]
A.W. Hofmann, p. 44.
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[38]
Archives Académie des sciences, dossier Marignac.
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[39]
Fernand Papillon, p. 323.
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[40]
V. Hugo, Journal de ce que j’apprends chaque jour (juillet 1846-février 1848).
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[41]
A.W. Hofmann, p. 47.
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[42]
La première série de cette revue scientifique avait été fondée en 1789 par les chimistes Guyton de Morveau, Lavoisier, Monge, Berthollet et Fourcroy. Elle parut jusqu’en 1815. Puis, reprise par Gay-Lussac et Arago, elle continua jusqu’en 1840 (2e série). La 3e série, commencée en 1831, se poursuivit jusqu’en 1863. Jean-Baptiste Dumas faisait partie des rédacteurs de cette dernière série ainsi que des 4e et 5e publiées de 1864 à 1873, puis de 1874 à 1883. (Hatin, Bibliographie historique et critique de la presse périodique française, Paris, 1866).
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[43]
Archives Académie des sciences, fonds Dumas, carton n° 1.
-
[44]
Le titre complet est : Annales des sciences naturelles, comprenant la zoologie, la botanique, l’anatomie et la physiologie comparées des deux règnes et l’histoire des corps organisés fossiles. Les cinq séries de la revue furent publiées de 1828 à 1866. Jean-Baptiste Dumas ne collabora qu’à la première série seulement (1828-1833). Elle comprend au total 30 volumes accompagnés de 600 planches environ dont quelques-unes sont de sa main. Hatin, op. cit., Paris, 1866, p. 573.
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[45]
Lettre du 7 novembre 1823. Archives de l’Académie des sciences, dossier Audouin.
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[46]
Ce sont les articles sur la Nouvelle théorie de la génération que Dumas avait rédigés avec Jean-Louis Prévost et pour lesquels il avait dessiné lui-même les figures des planches. Ces articles, déjà parus dans les Mémoires de la Société de physique et d’histoire naturelle de Genève en 1821, furent repris et complétés pour paraître dans les premiers numéros de la nouvelle revue.
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[47]
Eugène Hatin, op. cit., 1866, p. 573.
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[48]
J.-B. Dumas, Leçons de philosophie chimique, p. 185-186.
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[49]
Lettre à Jean-Baptiste Dumas, du 26 mars 1846. Introduction aux Œuvres, p. iv.
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[50]
E. Grimaux, Lavoisier 1743-1794, Paris, F. Alcan, 1896. Une bonne partie de ces documents fut utilisée dans les quatre volumes des Œuvres parus de 1861 à 1864.
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[51]
Voir annexes, note n° 14.
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[52]
CRAS, t. xxiii, année 1846, p. 22 sqq.
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[53]
Publication des Œuvres de Lavoisier, p. 2 sqq.
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[54]
Lettre à Louis Pasteur, [juillet 1865]. bnf, département des manuscrits, naf 18103.
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[55]
Lettre à Louis Pasteur, [juillet 1865]. bnf, département des manuscrits, naf 18103.
-
[56]
Bariéty et Coury, Histoire de la médecine, p. 685.
-
[57]
Alain Huchet, Gastronomie & Œnologie, catalogue n° 9, Paris, 2005, lot 332 : Menu d’un grand dîner parisien dit menu du siège de Paris.
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[58]
Science, November 20, 1953, p. 632. Deux tirages à part de cet article figurent dans les archives de J.-B. Dumas, Académie des sciences, carton n° 2. Ils sont accompagnés d’une lettre (7 déc. [19]53) de l’auteur adressée au secrétaire perpétuel, Robert Courrier : « I take pleasure in sending you herewith a reprint of my paper which shows that your famous countryman, J.B.A. Dumas, is entitled to a high honor which scientists have hitherto neglected to recognize, viz. That of discoverer of the fact that unidentified nutrients now known as vitamins. Nothing in my long career as a nutrition investigator has given me greater pleasure than this discovery that so great an honor, hitherto attributed to a Russian, [aujourd’hui Estonien] belongs to a son of France. » E.V McCollun, Emeritus professor of biochemistry at the John Hopkins University, Baltimore, MD.
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[59]
CRAS, t. Lxxi, année 1870, p. 479 sqq.
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[60]
Archives Académie des sciences, fonds Dumas, carton n° 15.
-
[61]
Jean Antoine Letronne, Rapport à M. le Ministre des Travaux publics sur la découverte faite à la Sainte- Chapelle d’un cœur placé au centre de l’abside de la chapelle haute, Paris, Le Moniteur universel, 24 et 31 mai 1843.
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[62]
Revue L’Ami de la religion, journal ecclésiastique, politique et littéraire, Paris, Le Clerc, 1843, p. 368. Archives historiques de l’archevêché de Paris.
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[63]
Haire : petit vêtement, tissu de crin, de poil de chèvre ; sorte de chemise rude et piquante, que les religieux austères ou les dévots mettent sur leur chair nue, pour se mortifier ou faire pénitence (Dictionnaire de Trévoux).
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[64]
Paulin Paris, Mémoire sur le cœur de saint Louis et sur la découverte faite dans la Sainte-Chapelle le 15 mai 1843, Paris, Techener, 1844.
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[65]
Archives de l’Académie des sciences, legs Dumas, carton n° 15.
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[66]
Voir annexes, note n° 15.
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[67]
A. Deville, Lettre à M. Auguste Le Prevost sur le cœur de saint Louis, Rouen, A. Péron, novembre 1845.
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[68]
Discours prononcé aux obsèques de Jean-Baptiste Dumas.
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[69]
Denis-Auguste Affre (1793-1848), archevêque de Paris, fut mortellement blessé sur une barricade du faubourg Saint-Antoine le 26 juin 1848, alors qu’il plaidait la paix, étant venu s’interposer entre les insurgés et les troupes gouvernementales.
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[70]
Article tiré de L’Ami de la religion, Paris, 1844, p. 181-182. Archives historiques de l’Archevêché de Paris.
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[71]
N. M. Troche, La Sainte-Chapelle de Paris, 1853.
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[72]
Jean-François Persoz, chimiste spécialisé dans les questions relatives à la couleur et à la teinture, membre du « réseau » de Dumas, fut appelé en 1850 à la suppléance de sa chaire à la Sorbonne.
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[73]
CRAS, t. xxxiii, année 1851, p. 509 sqq.
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[74]
Jean-Michel Leniaud et Françoise Perrot, La Sainte-Chapelle, Paris, Nathan-CNMHS, 1991.
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[75]
Adrien Dansette, L’attentat d’Orsini, Paris, del Ducas, 1964.
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[76]
Revue l’Illustration, 1858.
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[77]
Archives Académie des sciences, fonds Dumas, dossier biographique n° 1 (missions).
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[78]
Le Constitutionnel, 17 janvier 1858.
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[79]
Dictionnaire du Second Empire, sous la direction de Jean Tulard, p. 378-382. Un conflit entre les gardiens de l’un des lieux saints de Jérusalem (l’un orthodoxe et l’autre catholique) mit la Russie face à la France et l’Angleterre à la Turquie.
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[80]
Académie des sciences, fonds Jean-Baptiste Dumas, dossier personnel, missions et consultations.
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[81]
Idem.
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[82]
Soit environ 22 000 €.
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[83]
Rapport de J.-B. Dumas in Bulletin de la Société d’encouragement pour l’industrie nationale, 1863, p. 147 à 152.
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[84]
Archives Académie des sciences, legs Dumas, carton n° 15.
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[85]
A. Chevallier, Mémoire sur les allumettes chimiques préparées avec le phosphore ordinaire, Paris, J.B. Baillière, 1861, p. 5.
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[86]
Rappelons que le physicien Italien Cannizzaro, en adoptant le système des poids moléculaires de Gerhardt, fondé sur la loi d’Avogadro-Ampère, contribua au cours de ce congrès à mettre au clair les notions d’atome et de molécule.
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[87]
Cité par Marcel Chaigneau, p. 220.
Sous le Second Empire, le monde scientifique français fut soumis à un régime fortement centralisé et autoritaire. Hippolyte Fortoul, grand maître de l’Université et premier des ministres de l’Instruction publique de Napoléon III, entre 1852 et 1856, s’efforça de maîtriser l’influence des libres-penseurs qui cherchaient à dominer la « carrière universitaire ». Il proposa des réformes dont les plus importantes furent la suppression de l’agrégation de philosophie et surtout la mise en place dans les lycées du système dit de « la bifurcation ». Ce système orientait très tôt les élèves vers une filière littéraire ou scientifique.
L’application de la réforme conduisit à un changement radical du comportement du monde estudiantin, ce qui ne déplut pas à Jean-Baptiste Dumas qui avait – et qui le fera toute sa vie – défendu l’instauration d’un enseignement spécialisé : dès leurs premiers pas, les étudiants choisissaient une filière et devaient s’y maintenir au risque de ne pas arriver au terme de leur cursus. Ainsi se préparèrent des générations de jeunes scientifiques formés dans les amphithéâtres des facultés des sciences ou de médecine et surtout dans les laboratoires où s’élaboreraient les découvertes à venir.
Un mouvement amorcé vers le milieu du xviiie siècle avait trouvé au début du suivant une ampleur tout à fait remarquable : la carrière d’un « universitaire » et surtout celle d’un « chercheur » ne pouvait plus s’imaginer sans un laboratoire. Désormais, l’expérimentation accompagnait naturellement la formation des futurs scientifiques et des médecins…
Date de mise en ligne : 03/10/2024
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