Chapitre d’ouvrage

4. Apollo 11. L’homme sur la Lune

Pages 62 à 93

Citer ce chapitre


  • Frankel, C.
(2023). 4. Apollo 11. L’homme sur la Lune. L'aventure Apollo (p. 62-93). Dunod. https://stm.cairn.info/l-aventure-apollo--9782100856220-page-62?lang=fr.

  • Frankel, Charles.
« 4. Apollo 11. L’homme sur la Lune ». L'aventure Apollo, Dunod, 2023. p.62-93. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/l-aventure-apollo--9782100856220-page-62?lang=fr.

  • FRANKEL, Charles,
2023. 4. Apollo 11. L’homme sur la Lune. In : L'aventure Apollo. Paris : Dunod. Science & Nature, p.62-93. URL : https://stm.cairn.info/l-aventure-apollo--9782100856220-page-62?lang=fr.

Notes

  • [1]
    LEM signifie Lunar Excursion Module. Les Américains simplifieront ensuite son nom à LM (Lunar Module), mais en gardant la prononciation « lem ». Dans ce texte, nous garderons l’orthographe LEM, qui transmet la bonne prononciation.
  • [2]
    Premier Américain à voler dans l’espace, en juin 1961, Alan Shepard développa des troubles de l’oreille interne et fut interdit de vol par la suite, jusqu’à une opération qui fit disparaître ses symptômes et le requalifia pour un vol en 1971 (Apollo 14). Deke Slayton fut interdit de vol pour irrégularité de son rythme cardiaque, mais trouva à son tour un médicament qui fit disparaître ses symptômes, l’autorisant à voler en 1975 (Apollo-Soyouz).
  • [3]
    Après six vols Mercury monoplaces, de 1961 à 1963, dix vols Gemini biplaces (Gemini 3 à Gemini 12) se succèdent entre 1965 et 1966.
  • [4]
    Très cultivé, Mike Collins a une jolie plume. Il a écrit à son retour d’Apollo 11 l’un des meilleurs livres sur la mission et le programme spatial en général : Carrying the Fire (Cooper Square Press, 1974, nouvelle édition 2009).
  • [5]
    À la NASA, le titre d’Aldrin et de ses successeurs est celui de « pilote du LEM », mais c’est un titre trompeur : c’est le commandant qui pilote en réalité le module lunaire. Il aurait été plus juste d’appeler son binôme le « navigateur ».
  • [6]
    Plus tard, les ingénieurs comprendront l’origine du problème. Deux radars étaient branchés en même temps : celui de descente et, par erreur, celui de remontée. Ce dernier ne servait à rien en l’occurrence, mais bombardait l’ordinateur de questions, d’où la saturation.
  • [7]
    Pari osé. Rétrospectivement, les ingénieurs du LEM ont calculé qu’une chute libre de cette hauteur, même dans la faible gravité lunaire, aurait brisé les frêles pieds du LEM, causant un accident fatal.
  • [8]
    Lors de chaque mission, le module lunaire et la cabine Apollo portent un surnom choisi par l’équipage. Pour Apollo 11, la cabine s’appelle Columbia, et le LEM Eagle, l’aigle étant un symbole des États-Unis.
  • [9]
    Ce sac PLSS (Primary Life Support System) représente une masse de 38 kg, mais dans la faible pesanteur lunaire affiche un poids apparent de seulement 6 kg.
  • [10]
    La Terre et la Lune sont liées par la gravitation, et notamment par l’une de ses conséquences : l’effet de marée. La Lune tire sur les eaux marines de la Terre, et leur déplacement sur le fond marin est source de friction, ralentissant du coup la rotation de notre planète. En contrepartie, la Lune perd de l’énergie et s’éloigne de la Terre de 4 cm/an, comme l’ont prouvé les mesures effectuées au laser.

Le triomphe d’Apollo 8 apporte fierté et soulagement à la NASA et à la nation américaine tout entière, puisqu’elle prend la tête pour la première fois dans la course à l’espace, mais le plus dur reste à faire : poser un équipage sur la Lune. Les satellites espions des Américains, qui mitraillent au téléobjectif les cosmodromes russes, les alertent sur le fait que la partie est loin d’être gagnée : une fusée géante est en cours de construction, aussi puissante que Saturn V, et il n’est pas difficile de deviner son objectif. Une fois les problèmes de trajectoire réglés, elle serait capable d’envoyer non seulement un Soyouz vers la Lune, mais également un module d’alunissage pour y poser des cosmonautes, avant les États-Unis.
Pour les deux superpuissances, la construction d’un tel module lunaire constitue toutefois un nouveau casse-tête. Avec les contraintes de masse draconiennes qu’impose la puissance impressionnante, mais nullement infinie, de Saturn V, les ingénieurs américains doivent construire un engin pesant moins de cinq tonnes à vide (quatorze tonnes avec le plein de propergol), capable de se poser en douceur sur la Lune avec deux hommes à bord et tout leur matériel, puis de redécoller et rejoindre le vaisseau Apollo qui l’attendra en orbite lunaire.
Le module d’alunissage – ou LEM – sera pour ce faire divisé en deux moitiés : une plateforme d’alunissage, freinée par moteur-fusée, pour la descente ; et un étage de remontée, portant la cabine de l’équipage, qui s’en détachera par boulons explosifs pour redécoller de la Lune avec son propre moteur-fusée…


Date de mise en ligne : 26/05/2025

Ce chapitre est en accès conditionnel

Acheter cet ouvrage

7,99 €

268 pages, format électronique (HTML et feuilletage, par chapitre)
Membre d'une institution cliente ?