I. L’électroencéphalographie : de l’idéal réductionniste à une meilleure appréhension des troubles neurologiques
- Par Céline Cherici
Pages 101 à 115
Citer ce chapitre
- CHERICI, Céline,
- DUPONT, Jean-Claude
- et CHERICI, Céline,
- Cherici, Céline.
- Cherici, C.
- J. Dupont
- et C. Cherici
https://doi.org/10.3917/herm.dupon.2015.01.0101
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- Cherici, C.
- J. Dupont
- et C. Cherici
- Cherici, Céline.
- CHERICI, Céline,
- DUPONT, Jean-Claude
- et CHERICI, Céline,
https://doi.org/10.3917/herm.dupon.2015.01.0101
Notes
-
[1]
Bernard, éd. 1950.
-
[2]
Glisson, 1672.
-
[3]
La bouteille de Leyde peut être considérée comme l’ancêtre du condensateur. Réalisée en 1745, son application première était de donner des commotions ou chocs électriques au public dans les foires. Par exemple, on présenta à Louis XV l’expérience de la décharge d’une grosse bouteille de Leyde à travers le circuit formé de plus de deux cents courtisans.
-
[4]
Malacarne, 1808.
-
[5]
Malacarne, 1792, Lettre 1929-1913 datée du 29 août 1792 adressée à Charles Dénina.
-
[6]
Malacarne, 1808, p. 129.
-
[7]
Ibid., p. 126.
-
[8]
Ibid., p. 125.
-
[9]
Malacarne, 1776
-
[10]
Malacarne, 1808, p. 124-125.
-
[11]
Rolando, 1809.
-
[12]
Marey, 1873.
-
[13]
Marey, 1878.
-
[14]
Gloor, 1969.
-
[15]
Grey Walter, 1934, p. 479 cité dans Borck, 2008.
-
[16]
Durup et Fessard, 1935.
-
[17]
Kreezer, 1938.
-
[18]
Gastaut, 1954.
-
[19]
Ibid., p. 272.
-
[20]
Gastaut, 1951 ; Cornil et al., 1951.
-
[21]
Saul et al., 1949.
-
[22]
Mundy-Castle, 1953a ; Mundy-Castle, 1953b ; Hurst et al., 1954.
-
[23]
Le LSD, découvert en 1943, est commercialisé à des fins médicales entre 1950 et 1960 par Sandoz qui en distribue des milliers de doses dans le milieu médical.
-
[24]
Gastaut, 1954.
-
[25]
Gibbs et Gibbs, 1941.
-
[26]
Talairach, 2007, p 35.
« On ne ramènera jamais les manifestations de notre âme aux propriétés brutes des appareils nerveux pas plus qu’on ne comprendra de suaves mélodies par les seules propriétés du bois ou des cordes du violon nécessaires pour les exprimer . » Ces propos de Claude Bernard serviront à initier cette étude sur le réductionnisme en électroencéphalographie. Il s’agit de comprendre l’espoir naissant de déchiffrer les contenus mentaux grâce au développement de plus en plus poussé de nouvelles technologies d’exploration et de représentation cérébrales. L’électroencéphalographie a été porteuse d’un tel espoir jusque dans les années 1960 : en donnant une représentation graphique des événements cérébraux, elle a alors ouvert une perspective de lecture de l’activité de penser sur un tracé électrique.
Quelles ont été ces interactions entre électroencéphalographie, psychologie, psychiatrie et neurologie ? Après avoir analysé les expériences et les principes théoriques aux fondements des techniques électroencéphalographiques, nous évoquerons les liens historiques entre ces techniques, la psychologie et la psychiatrie ; enfin, nous verrons dans quelle mesure l’électroencéphalographie peut être désormais considérée comme un outil diagnostique et thérapeutique privilégié en neurologie.Certains principes théoriques développés avant le xixe siècle ont permis d’ouvrir la perspective d’une exploration électrophysiologique. Glisson, professeur de physique à Cambridge, montre, entre 1654 et 1677, l’excitabilité des nerfs et des muscles, qui répondent à des stimulations extérieures…
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