Introduction. Quelques repères historiques pour l’exploration cérébrale
- Par Céline Cherici
- et Jean-Claude Dupont
Pages 5 à 13
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- CHERICI, Céline
- et DUPONT, Jean-Claude,
- DUPONT, Jean-Claude
- et CHERICI, Céline,
- Cherici, Céline.
- et al.
- Cherici, C.
- et Dupont, J.-C.
- J. Dupont
- et C. Cherici
https://doi.org/10.3917/herm.dupon.2015.01.0005
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- Cherici, C.
- et Dupont, J.-C.
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- et DUPONT, Jean-Claude,
- DUPONT, Jean-Claude
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https://doi.org/10.3917/herm.dupon.2015.01.0005
Notes
-
[1]
Cf. notre précédent ouvrage collectif sur Les querelles du cerveau (Cherici et Dupont, 2008).
À la fin du xviiie siècle, l’anatomiste Félix Vicq d’Azyr se livre dans son Traité d’anatomie et de physiologie à un inventaire critique des méthodes possibles d’exploration du cerveau humain (1786) : il prône ainsi la dissection anatomique, l’expérimentation animale, l’observation clinique des fonctions organiques, la comparaison entre organes sains et malades. L’ère des querelles du cerveau de l’âge classique s’achève alors : le cerveau n’est plus seulement l’enjeu d’affrontements philosophiques , il se veut désormais l’objet d’une science anatomique et physiologique rigoureuse. Le programme d’exploration de Vicq d’Azyr est aujourd’hui toujours en cours, mais les approches qu’il a entrevues se sont toutes spectaculairement affinées. Rappelons quelques étapes de cette évolution.
L’anatomie comparée est un point de départ possible de l’histoire de l’exploration cérébrale de l’époque moderne. À la fin du xviiie siècle, « l’organe cérébral » de l’homme se mesure en effet à celui de l’animal. L’anatomie cérébrale qui culmine est celle de Vincenzo Malacarne et de Félix Vicq d’Azyr. Leur projet d’une anatomie cérébrale comparée consistait à aligner les cerveaux d’homme et de tous les animaux dans une série de tables anatomiques, accompagnées de légendes adéquates : les cerveaux se simplifiaient au fur et à mesure que l’on descendait l’échelle zoologique. On pouvait ainsi espérer avoir une idée indirecte de la localisation des fonctions intellectuelles.
Les mécanismes physiologiques de ces fonctions, comme à de nombreux médecins de leur temps, leur paraissaient cependant difficilement accessibles…
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