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Chapitre 8. Que pourrait être l’astronomie de demain ?

Pages 231 à 248

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  • Lequeux, J.
(2005). Chapitre 8. Que pourrait être l’astronomie de demain ? L'Univers dévoilé (p. 231-248). EDP Sciences. https://stm.cairn.info/l-univers-devoile--9782868837929-page-231?lang=fr.

  • Lequeux, James.
« Chapitre 8. Que pourrait être l’astronomie de demain ? ». L'Univers dévoilé, EDP Sciences, 2005. p.231-248. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/l-univers-devoile--9782868837929-page-231?lang=fr.

  • LEQUEUX, James,
2005. Chapitre 8. Que pourrait être l’astronomie de demain ? In : L'Univers dévoilé. Les Ulis : EDP Sciences. Sciences & Histoire / Sciences & History, p.231-248. URL : https://stm.cairn.info/l-univers-devoile--9782868837929-page-231?lang=fr.

Notes

  • [1]
    Une liste plus complète en ce qui concerne les instruments au sol se trouve dans les résumés (en anglais) des communications au colloque de Berlin (avril 2004) sur les grands projets de l’astronomie du futur (http://www.oecd.org/sti/gsf).
  • [2]
    Pour plus de détails sur le projet OWL, voir Gilmozzi R., Dierickx (2000) The Messenger N° 100, June 2000, 1 (disponible via http://www.eso.org/owl ainsi que d’autres documents).
  • [3]
    Matsuhita S., Matsuo H., Pardo J.R., Radford S.J.E. (1999) Publications of the astronomical society of Japan 51, 603.
  • [4]
    European Science Foundation et European Astronomical Society (2004) European Survey of National Priorities in Astronomy (disponible via http://www.esf.org).
  • [5]
    Voir à ce propos le rapport de l’OCDE (2004) Future Large-Scale Projects and Programmes in Astronomy and Astrophysics, ainsi que les pièces annexes (http://www.oecd.org/sti/gsf).
  • [a]
    La philosophie des programmes de recherche de l’Union Européenne a été fortement critiquée par les chercheurs, d’autant plus qu’elle varie assez profondément d’une année à l’autre ce qui rend très difficile aux demandeurs d’élaborer leur stratégie : voir par exemple Nature 426, p. 481 (4 décembre 2003).
  • [b]
    C’est la seule question à laquelle l’astronomie puisse éventuellement répondre en ce qui concerne l’origine et l’évolution de la vie. Les autres relèvent des sciences du vivant.
  • [c]
    C’est ce que l’on appelle le principe anthropique : l’Univers qui nous entoure paraît très bien adapté à la naissance de la vie et de l’homme. On peut imaginer qu’il existe d’autres univers moins bien adaptés où la vie n’apparaîtra pas (voir le chapitre 7) ; mais nous n’en saurons sans doute jamais rien et tout ceci reste du domaine d’une spéculation quasi-métaphysique.
  • [d]
    Rappelons que la France contribuait pour près du tiers au budget de l’Agence spatiale européenne au moment du lancement du HST, et a donc eu en ce qui la concerne une participation de l’ordre de 5 % au télescope spatial.
  • [e]
    Le lancement a échoué, mais un nouveau lancement a été réalisé avec succès en 2000.
  • [f]
    Le lancement ayant été retardé d’un an, elle a dû changer de comète cible.

L’évolution des techniques et des résultats de l’astronomie au cours des dernières décennies a été si rapide et souvent si surprenante que toute extrapolation à long terme de la situation actuelle ne peut être qu’hasardeuse. Cependant le délai de décision et de construction des grands projets est tel que nous connaissons déjà les grands moyens dont disposera l’astronomie vers 2010. Au vu de ces projets, que je décrirai succinctement tout à l’heure, on est quelque peu effrayé. Les instruments existants sont si puissants qu’ils ont déjà fourni une quantité énorme de données, et en fourniront encore bien davantage. La principale difficulté à laquelle se heurte aujourd’hui la recherche astronomique est d’exploiter intelligemment ces observations. On ne peut y parvenir qu’au prix d’une automatisation de plus en plus poussée du traitement des données, et d’un accroissement des possibilités de visualisation permettant l’appréhension aussi rapide et globale que possible des résultats d’observations complexes. Les moyens informatiques existent, et les astronomes sont formés à les utiliser. Mais cela suffit-il ? Il faut que les chercheurs soient en nombre suffisant et soient soulagés des tâches annexes, et même dans une certaine mesure des tâches d’observation qui impliquent de longs et fatigants voyages dans des observatoires lointains (au risque malheureusement de perdre le contact avec l’observation). Il faut également qu’ils acquièrent la tournure d’esprit et l’organisation nécessaire à l’exploitation scientifique optimale d’une telle montagne de résultats…


Date de mise en ligne : 19/07/2024