12. La méthanisation
- Par Alain Damien
Pages 147 à 157
Citer ce chapitre
- DAMIEN, Alain,
- Damien, Alain.
- Damien, A.
https://doi.org/10.3917/dunod.damie.2013.01.0147
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- Damien, A.
- Damien, Alain.
- DAMIEN, Alain,
https://doi.org/10.3917/dunod.damie.2013.01.0147
Les traitements biologiques de dégradation de la biomasse et de ses déchets s’appliquent à la matière organique biodégradable, dite fermentescible : les micro-organismes vivent et prolifèrent sur les déchets organiques qu’ils assimilent. Le procédé biologique comporte une unité agricole ou industrielle visant à contrôler et à optimiser les paramètres opératoires.
Les produits obtenus, qu’ils soient solides (compost) ou gazeux (biogaz), présentent théoriquement une valeur marchande. Utilisés comme amendements, les composts doivent répondre à des normes et s’insérer dans un marché. Quant au biogaz issu de la méthanisation de déchets, il est soit injecté dans le réseau de gaz, soit brûlé en chaudière pour fournir de la vapeur aux industriels du voisinage, soit destiné à alimenter un générateur électrique ou des véhicules (autobus à Lille). Ce gaz, considéré comme source d’énergie renouvelable, peut être réutilisé dans la synthèse de biocarburants en l’injectant dans la chambre de combustion des gazéifieurs à deux chambres.
La méthanisation appliquée à la biomasse non ou faiblement lignocellulosique présente l’avantage de fournir un gaz combustible sans séchage préalable des produits traités, ce qui évite la consommation d’énergie nécessaire au séchage. La plupart des rejets des industries agroalimentaires est concernée par la méthanisation : brasseries, sucreries, laiteries, fromageries, distilleries, pommes de terre, abattoirs, poissons… Les boues de stations d’épuration, les déjections d’élevage, certains effluents industriels de la chimie organique peuvent aussi au même titre que les déchets ménagers faire l’objet de méthanisation…
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