Outil 38. Utiliser la lévitation (1)
- Par Arnaud Gouchet
Pages 139 à 141
Citer ce chapitre
- GOUCHET, Arnaud,
- Gouchet, Arnaud.
- Gouchet, A.
- A. Gouchet
https://doi.org/10.3917/dunod.gouch.2021.01.0139
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- Gouchet, A.
- A. Gouchet
- Gouchet, Arnaud.
- GOUCHET, Arnaud,
https://doi.org/10.3917/dunod.gouch.2021.01.0139
L’immobilité est un phénomène courant en état de transe ; une posture figée, un mouvement qui s’interrompt sans raison apparente, un « arrêt sur image » pendant un geste… Nous l’observons fréquemment lors de la mise en place du brassard à tension. Bien des patients gardent le bras levé. Certains parce qu’ils n’osent pas le poser à nouveau ; d’autres parce qu’ils ne se rendent pas compte que leur bras est resté en l’air, et il suffit alors de fixer rapidement leur attention sur autre chose, en se plaçant de manière contra-latérale au bras levé, pour entretenir la transe dont la « main en l’air » servira d’indicateur en temps réel.À l’instar de l’anesthésie dont le monitorage est au centre des préoccupations, il peut être utile d’objectiver l’intensité (pour ne pas dire la profondeur) de la transe hypnotique. Le patient nous offre ici un signe de transe ; nous disposons ainsi d’un monitorage de la transe par le patient lui-même.
La position du bras ou de la main dans l’espace peut varier d’un moment à un autre, et ce mouvement peut également être suggéré. Nous pouvons imaginer (et suggérer) que plus la main est élevée, plus la transe est marquée.
La « profondeur » de l’hypnose ou, plus exactement de la transe, a été explorée dès le xixe siècle ; les échelles de Bernheim, de Davis et Husband, celles de Harvard et de Stanford, ont permis d’explorer (en les quantifiant) les notions de transe, d’hypnose, de suggestibilité, sans préjuger des distinctions faites entre ces dimensions…
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