Outil 16. Saturation sensorielle
- Par Arnaud Gouchet
Pages 62 à 64
Citer ce chapitre
- GOUCHET, Arnaud,
- Gouchet, Arnaud.
- Gouchet, A.
- A. Gouchet
https://doi.org/10.3917/dunod.gouch.2021.01.0062
Citer ce chapitre
- Gouchet, A.
- A. Gouchet
- Gouchet, Arnaud.
- GOUCHET, Arnaud,
https://doi.org/10.3917/dunod.gouch.2021.01.0062
L’anxiété du patient est parfois importante, et peut se manifester par une hyper-vigilance vis-à-vis de tout ce qui l’environne et tout ce qui se passe autour de lui ; s’il est tentant de chercher à focaliser son attention sur tout autre chose, c’est parfois une gageure, et toute tentative de diversion ou distraction ne fait qu’accentuer cette hyper-attention au « ici et maintenant », pour aboutir à un résultat paradoxal, à l’opposé de ce que l’on attend.
Il s’agit donc de prendre le contre-pied, utiliser ce que le patient fait déjà spontanément (surveiller tout autour de lui), et lui demander d’en faire « encore plus », jusqu’à l’amener à ses limites ; il aura alors volontiers tendance à « décrocher »… c’est ce que l’on cherchait !Il s’agit d’amener le patient anxieux à décider lui-même de lâcher le contrôle qu’il exerce sur ce qui l’environne. Toute demande dans ce sens accentue le sentiment de perte de contrôle, et la détresse. On va donc lui demander de faire le contraire… avec le plus grand sérieux et le plus grand respect, comme toujours, puisque notre intention de soignant est bienveillante.
Dans ces circonstances, l’attention du patient est en fait déjà focalisée sur certains éléments, en nombre restreint le plus souvent : un ou deux par modalité sensorielle. La saturation de l’attention va avoir cela de paradoxal qu’en allant au-delà de ce que fait déjà le patient, celui-ci va se trouver saturé, sur-sollicité par trop de propositions ou injonctions, et va donc plus facilement choisir de se détacher de l’environnement (cela pourra même être suggéré directement à un moment donné), pour trouver une forme de répit…
Ce chapitre est en accès conditionnel
Acheter cet ouvrage
18,98 €