Chapitre d’ouvrage

Chapitre 4. Objectiver l’impact

Vers une macdonaldisation du vivant ?

Pages 77 à 101

Citer ce chapitre


  • Tassin, J.
(2014). Chapitre 4. Objectiver l’impact Vers une macdonaldisation du vivant ? La Grande Invasion : Qui a peur des espèces invasives ? (p. 77-101). Odile Jacob. https://stm.cairn.info/la-grande-invasion--9782738130761-page-77?lang=fr.

  • Tassin, Jacques.
« Chapitre 4. Objectiver l’impact : Vers une macdonaldisation du vivant ? ». La Grande Invasion Qui a peur des espèces invasives ? Odile Jacob, 2014. p.77-101. CAIRN.INFO, stm.cairn.info/la-grande-invasion--9782738130761-page-77?lang=fr.

  • TASSIN, Jacques,
2014. Chapitre 4. Objectiver l’impact Vers une macdonaldisation du vivant ? In : La Grande Invasion Qui a peur des espèces invasives ? Paris : Odile Jacob. Hors collection, p.77-101. URL : https://stm.cairn.info/la-grande-invasion--9782738130761-page-77?lang=fr.

Les espèces invasives sont tenues pour l’une des principales causes d’extinction d’espèces, après la pollution, la destruction des habitats et les prélèvements (chasse, braconnage, trafic d’animaux) effectués par l’homme. Sans aller jusqu’à infirmer cette hypothèse, ce qui n’est pas dans le dessein de ce livre, du moins faut-il clarifier ce point que l’on voit apparaître en préambule de tout document portant sur les espèces invasives.
En premier lieu, les espèces invasives responsables d’extinctions sont des espèces détruisant les milieux, assurant des déprédations sur d’autres espèces, ou de nature pathogène. Fort heureusement, tel n’est pas le cas de toutes les espèces invasives. En outre, il faut garder à l’esprit que les extinctions contemporaines se manifestent essentiellement dans les milieux insulaires, où l’on dénombre 80 % des disparitions récentes d’espèces. La plus grande extinction d’espèces au cours des 10 000 dernières années s’est manifestée dans les îles du Pacifique, nombreuses et présentant une grande proportion d’espèces endémiques, c’est-à-dire propres à des localités géographiques précises, et où les migrations polynésiennes ont eu un impact environnemental considérable. De surcroît, dans les îles, les prédateurs, les pathogènes et les grands herbivores sont habituellement rares au sein des espèces indigènes. Aussi l’introduction d’espèces de ce type y est-elle particulièrement néfaste, au sein de milieux où les espèces indigènes ont très souvent évolué en l’absence de prédateurs, de pathogènes et de grands herbivores…


Date de mise en ligne : 01/06/2022

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