Chapitre 3. La Métallurgie : recherche et enseignement
- Par André Pineau
- et Yves Quéré
Pages 83 à 90
Citer ce chapitre
- PINEAU, André
- et QUÉRÉ, Yves,
- Pineau, André.
- et al.
- Pineau, A.
- et Quéré, Y.
- A. Pineau
- et Y. Quéré
https://doi.org/10.3917/edp.amato.2011.02.0081
Citer ce chapitre
- Pineau, A.
- et Quéré, Y.
- A. Pineau
- et Y. Quéré
- Pineau, André.
- et al.
- PINEAU, André
- et QUÉRÉ, Yves,
https://doi.org/10.3917/edp.amato.2011.02.0081
Notes
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[1]
… ce qui n’est qu’un aspect des problèmes posés à notre recherche. On lira en particulier : J. Friedel, Quelles politiques de recherche ? Modes de financement et acteurs, La revue internationale et stratégique, 55, 61, 2004.
-
[2]
CEA : Commissariat à l’énergie atomique ; Irsid : Institut de recherche de la sidérurgie ; Onera : Office national d’études et de recherches aérospatiales.
-
[3]
On songe ici aux nombreux séjours sabbatiques effectués, dans les décennies récentes, par des cadres de la Bell, d’IBM, de GE ou de Philips dans des laboratoires universitaires français comme celui de Physique des solides à Orsay.
-
[4]
Se rappeler ici les noms de Biringuccio (De la Pirotechnia, 1540) et d’Agricola (De re metallurgica, 1556). Ces deux ouvrages ont été traduits en anglais et en français.
-
[5]
Rien n’empêche cependant de mentionner les métaux et les alliages bien plus tôt dans la scolarité. Ainsi, en classe de 6e où le programme porte sur la matière, les métaux fournissent déjà d’excellents prétextes pour définir quelques notions simples d’élasticité, de plasticité, ou de corrélation entre conductions électrique et thermique.
Redisons-le : la recherche – académique et industrielle – a donné à la Métallurgie française, au cours du siècle passé, un remarquable essor. En grand nombre, des savants et des ingénieurs d’horizons variés ont illustré, dans notre pays, une école mondialement reconnue, qui a accompagné un développement industriel brillant, dans tous les domaines évoqués au chapitre précédent. Parmi eux, citons la sidérurgie (Sidelor/Arcelor), les alliages légers (Pechiney), les aciers spéciaux (Imphy, Ugine, Aubert & Duval), la mise en forme (Pont-à-Mousson, Vallourec, Metafram…), la construction navale (Chantiers de l’Atlantique), automobile (Peugeot SA, Renault) et ferroviaire (Alstom), l’énergie nucléaire (CEA, Framatome/Areva)… On en trouvera un tableau beaucoup plus complet en annexe 1.
On a vu (chapitre 2) que si certains de ces développements demeurent vivants, d’autres s’essoufflent et d’autres risquent de disparaître. Des départs en retraite massifs dégarnissent les laboratoires et effacent des compétences .Il est impérieux, dans ce contexte, que l’effort de recherche en Métallurgie soit au minimum maintenu, et bien souvent accru, accompagnant la revitalisation d’un enseignement qui soit moderne, concret et incitatif.
À l’Université, comme au CNRS, la recherche est organisée en compétences disciplinaires ce qui, en soi, est une bonne chose. Mais si elles ont su s’enrichir de disciplines modernes, comme l’informatique, on en est largement resté, pour les disciplines classiques, à Auguste Comte…